Homosexualité et handicap

En Amérique du nord, à peu près 10% de la population est homosexuelle, et à peu près le même pourcentage a un handicap. Il est donc aisé de conclure que 10% des personnes homosexuelles sont aussi handicapées, et vice versa (O’Toole, & Bregante, 1992; Limbrick, 2009). Dans la communauté homosexuelle, la version des hommes est souvent beaucoup plus entendue. La communauté gai fait en effet plus de bruit, et prend plus de place que la communauté lesbienne. Les études sur les hommes homosexuels vont par milliers, mais les études sur les lesbiennes peut-être par centaines. De la même façon, les études sur les personnes ayant un handicap se concentrent plus souvent sur les hommes que sur les femmes. Être une femme lesbienne fait donc souffrir d’une double invisibilité aux yeux de la société, et des chercheurs. La majorité des femmes lesbiennes ayant un handicap ont malheureusement souvent peu ou pas d’emploi, et donc peu ou pas de revenu et sont socialement stigmatisées. Pour écrire cet article, j’ai recueilli le témoignage de deux femmes, afin d’illustrer les propos et faits des études qui vont être citées. Cependant, les deux femmes resteront anonymes, et j’ai par conséquent changé leurs noms. La première femme à laquelle j’ai parlé, Jeannine, a 32 ans, et a une amyotrophie spinale, diagnostiquée très tôt. Malgré une éducation celle-ci ne peut pas travailler, et se trouve par conséquent légèrement isolée. A Cause de sa maladie, celle-ci éprouve quelques difficultés à sortir de chez elle. La deuxième femme, Martine, a 50 ans, et ne travaille pas non plus. Son diagnostic a été fait plus tard dans sa vie, mais il commence à peser sur ses capacités physiques, et emmène énormément de fatigabilité. La plupart des personnes ayant un handicap physique peuvent se retrouver à vivre chez leur parents ou avec leur famille, ce qui est le cas des deux femmes interrogées. Un cadre familial freine souvent des relations amoureuses, de par le fait que les parents n’ont pas forcément envie de sexualiser leurs enfants, et que de vivre chez ses parents peut beaucoup mettre du poids sur l’autonomie, et la sensation d’autonomie.

Lorsque l’on s’en tient à la communauté homosexuelle, celle-ci propose et soutient des standards de beauté relativement élevés et difficile à atteindre. Ces standards priorisent la jeunesse, la beauté traditionnelle, particulièrement caucasienne, et au corps sans handicap (Limbrick,2009). Bien que dans la communauté lesbienne, les standards de beauté soient moins similaires aux standards de la communauté hétérosexuelle, acceptant plus les rondeurs, les styles vestimentaires alternatifs et les rôles de genres plus fluides, le handicap est tout de même moins facilement accepté par cette communauté (Hammidi, & Kaiser, 1999). Les deux femmes interrogées mentionnaient entre autre la crainte de rencontrer d’autres lesbiennes en personne, de peur du jugement et des stéréotypes entourant les personnes handicapées, et avaient même peur d’engager une conversation avec d’autres lesbiennes par peur d’avoir à mentionner qu’elles avaient un handicap. Cette limitation enferme d’autant plus ces deux femmes et beaucoup d’autres dans  un isolement qui est particulièrement néfaste à la santé mentale des personnes ayant un handicap (Kawachi, & Berkman, 2001). L’isolement a particulièrement tendance à rendre les dépressions beaucoup plus profondes et toxiques. Lorsque les personnes homosexuelles et avec un handicap se retrouvent dans ces situations d’isolement, et potentiellement avec des besoins de services médicaux pour traiter une dépression, celles-ci peuvent se voir sans recours. En effet, les services de santé sont beaucoup plus axés envers les hommes blancs sans handicaps (O’Toole,  & Bregante, 1992). Le personnel de la santé a tendance à éviter les questions en lien avec la sexualité, et s’ils le font, ce n’est que pour parler de contraception. Les femmes lesbiennes, et avec un handicap ne se sentent pas forcément concernées par ce sujet, et désireraient probablement parler d’éléments différents avec les professionnels. Celles-ci, ne ressentant pas forcément une ambiance favorable à la divulgation de leur homosexualité, ne reçoivent pas les services qui leur seraient nécessaires. Martine a vécu ce même problème. Ressentant un environnement particulièrement hétéronormatif (soit partant du principe que tout le monde est hétérosexuel, et ne résolvant que des problèmes typiquement héterosexuels) , celle-ci ne divulgue que rarement son homosexualité de peur d’être jugée par les professionnels de la santé. Martine mentionne de surcroit que lorsqu’elle le divulgue, les femmes peuvent se sentir menacées et penser qu’elle est « une perverte obsedée sexuelle ».

Les familles des personnes homosexuelles et ayant un handicap ne sont pas non plus hors du coup. Les familles peuvent être elles-mêmes victimes du stigma autour du handicap et de l’homosexualité, mais elles peuvent en faire preuve elle-même. En effet, même une famille de personne homosexuelle, qui selon toute logique devrait comprendre le poids du stigma autour des personnes homosexuelles, et faire preuve d’empathie pour les personnes ayant un handicap, peuvent elles-mêmes rejeter le partenaire ayant un handicap de leur enfant. Jeanine a vécu ce problème lors de sa relation précédente. La famille de sa compagne n’approuvait pas du tout que celle-ci sorte avec une personne ayant un handicap (http://www.myhandicap.com/gay-lesbian-disability.html ; O’toole, & Bregante, 1992).

Il se peut que ces résistances soient dues aux mythes entourant les personnes homosexuelles ayant un handicap. En effet, les femmes ayant un handicap sont tout de suite considérées comme hétérosexuelles , ou même asexuelles. Certaines personnes pensent que les personnes handicapées ne peuvent pas soutenir des relations sexuelles, et que celles-ci seraient trop fatigantes. D’autres considèrent que les personnes ayant un handicap devraient ressentir de la gratitude lorsqu’elles « reçoivent une relation sexuelle », que les femmes ayant un handicap ne peuvent pas être des mères, et que si elles le sont, elles doivent être de mauvaises mères. D’autres encore pensent que la relation entre une personne n’ayant pas de handicap et une personne ayant un handicap est forcément inégalitaire et sous le contrôle de la personne n’ayant pas de handicap (Limbrick, 2009 ; O’toole, & Bregante, 1992). Ces mythes peuvent avoir des effets dévastateurs sur les personnes ayant un handicap. Les mythes peuvent être intériorisés, donc les individus peuvent penser que ces mythes sont vrais pour eux-mêmes. La sexualité est ignorée dans la sphère médicale, et pourtant la sexualité des personnes ayant un handicap est directement liée au soin qu’ils reçoivent. Il est plus difficile de rencontrer une ou un partenaire, et certains individus peuvent parfois essayer de faire semblant qu’ils ne sont pas handicapés.  Ceci peut, à son tour, contribuer à rabaisser l’estime de soi des individus qui se cachent.

Le coming out des personnes ayant un handicap et homosexuelles peut parfois être un double coming out. Les personnes ayant un handicap qui font leur coming out à leur famille attendent souvent d’avoir eu leur première relation sexuelle, comme cela a été le cas de Jeannine et Martine. Cependant, la majorité rapportent ne pas avoir de difficulté à le faire. Martine et Jeannine n’ont pas eu de mal à faire leur coming out, et on ressenti du soutien de la part de leur famille, jusqu’à une certaine limite. Un coming out sans problèmes est important pour la santé mentale et la sexualité future des individus qui le vivent. Ceux-ci peuvent ainsi faire confiance aux membres de leurs familles, et aux prochains partenaires à qui ils devront faire un coming out.

Il y a donc plusieurs conseils qui peuvent être utiles aux personnels de la santé, ainsi qu’aux personnes entourant l’individu homosexuel et ayant un handicap :

Les médecins et professionnels de la santé devraient :

  • Poser des questions directes
  • Prendre un historique social et sexuel
  • Assister les individus à identifier un réseau de support
  • Répondre ouvertement
  • Les individus veulent des soins, pas de l’interférence
  • Il y a plusieurs types de familles, qui incluent un partenaire important et un réseau d’entraide
  • La confidentialité est importance

Les personnes autour de l’individu devraient :

  • Demander comment la personne se décrit
  • Poser des questions sur le style de vie et les désirs (plutôt que de les prendre pour acquis)
  • Les individus sont pour la plupart des gens normaux qui veulent être traités comme des gens normaux

Il peut être aussi bénéfique d’avoir des conseils pour rencontrer lorsque l’on est homosexuel et handicapé. En voici quelques un :

  • Les sites de rencontre spécialisés
  • Les bars dans la communauté
  • Dans des lieux spécialisés dans la communauté
  • En étant sélectif dans les partenaires potentiels
  • En étant honnête dans ce que l’on recherche

Hammidi, T. N., & Kaiser, S. B. (1999). Doing beauty: Negotiating lesbian looks in everyday life. Journal of lesbian studies, 3(4), 55-63.

Kawachi, I., & Berkman, L. F. (2001). Social ties and mental health. Journal of Urban health, 78(3), 458-467.

limbrick, (2009). Eww “one of them”…! On being gay and disabled. Team around the child. Récupéré de http://www.teamaroundthechild.com/issue/issue-number-6/169-lead-article-eww-one-of-them-on-being-gay-and-disabled.html

O’Toole, C. J., & Bregante, J. L. (1992). Lesbians with disabilities. Sexuality and disability10(3), 163-172.

http://www.myhandicap.com/gay-lesbian-disability.html

Diana Gabaldon, spousal abuse, rape culture, and how i fell for it all…

I confess… I read Outlander, from Diana Gabaldon. Cheap literature for sure, it has a way of stirring emotions one might think sleeping. But i’m not ashamed of the cheapness of it all… after all, one does need to rest. I am ashamed because, i chose to reread it, even though i had already been through the beating and the raping, passed as love, and necessary to the story, passed as deserved, and altogether enjoyed… I had read it all once, and I chose to reread it anyway… And today, i triggered myself , again! I cried for hours, over 3 pages of a cheap book. I thought at first I was having an overreaction… Perhaps my feminism was becoming too consuming, and had made me overly sensitive… And then it hit me: the Protagonist beat his wife. No matter how you put it, the protagonist beat his wife. And we are supposed to like him anyway (as the heroine of the book goes on doing a day later). He then goes on to rape her, several times, and the author expects us to be aroused, because it’s told in a sensual way… appealing to our Bdsm fantasies. in fact, Claire, the heroine, admits she enjoyed it. Although that’s not impossible, it’s not an excuse. Consent was clearly denied, several times. She even mentioned that she was in pain, and ardently wished him to stop. but that only serves to prove to the reader how little the author gives credit to women’s voices. Passing rape as glamorous, and a proof of love. Furthering Rape-Culture… I am not at fault here. I am not overly sensitive. I understand what historical context means. I also know that it is possible to place the setting of a story without using (more) violence against women… We know that violence against women may have been more tolerated then, but it was not as rampant as the author would have us believe, (or her defenders for that matter).

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As there is now a TV series for that book, it’s not a matter of simple preference anymore. More people will be exposed to it, and it will be normalized. It will pass as romance, where it is simple and clear abuse. With movies like 50 shades of Grey that seem to many women like the epitome of romantic, and erotic , although consent is never clearly given, the games are dangerous (because done with a clearly uninitiated partner who does not know the consequences of the acts), boundaries are disrespected, and her will is disregarded many times over. With songs from Maroon 5, (and it hurts me to say this, because i love their music) like Animals, that romanticizes stalker behaviors, and implies that the words of a women are not actually what she means. With songs like blurred lines, that imply that consent is not actually necessary, and that a « good girl » is a girl that will put out… I am afraid of the direction we are headed again… I am afraid of my own willingness to forgive the book protagonists (violent rapists) for mere entertainment. I am afraid for younger women, who may read or watch this, and yearning for their own romantic stories, settle for this kind of behavior believing it to be love…

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I am afraid for the BDSM community, that may be associated to these behaviors, and attract people who again, lack the experience to understand the difference between Rape and Rape-play (i.e. consent…), the difference between rough body play, and physical abuse (i.e. a clear understanding of limits, boundaries, safety, and again… consent), the difference between submitting willingly to a partner one is respected by, and psychological abuse (i.e. not the desire to please, but the desire to hurt). Beyond that community, many people may not wish any harm to others, and yet scar them for life , having been socialized by these images and values.
So no… Diana Gabaldon… I do not forgive you. I do not accept your meager explanations. I am not « too young to understand »…

http://www.lightspeedmagazine.com/nonfiction/interview-diana-gabaldon/
http://www.ew.com/article/2014/01/10/outlander-tca
http://persephonemagazine.com/2013/05/outlander-diana-gabaldons-abusive-romance-may-come-to-tv/
http://talkinreckless.com/2010/02/03/romancing-rape-culture/

How to react to rejection? (or the feminist guide to relationships)

Hey everyone.

I stumbled across a really interesting piece of conversation today, and i thought i’d share it with you!!

I read this article about the Plight of the bitter Nerd.

This article basically explained how many men, although they may feel left out, and ostracised, are in no way comparable to the plight of women around the world.

It explained how if you come to hate feminism because you feel targeted and undercut, it may be because you are going about it the wrong way, and are blaming external factors on internal ones, or perhaps even have the wrong culprit.

the article is listed Below, by Arthur Chu.

http://www.salon.com/2015/01/10/the_plight_of_the_bitter_nerd_why_so_many_awkward_shy_guys_end_up_hating_feminism/

I loved it.

But as you may have done so yourself, i got lost on the internet limbo of comments.

I wanted to see the reaction of male readers to another male, which to me made a lot of sense, while being compassionate.

I was not disappointed.

At some point though, some people actually started becoming very constructive through their comments!

Two of the commenters started having a conversation about the right way to take on rejection, or relationships as a whole!

Here is the result:

Jon3272

I’ve been thinking about this a lot. Though I lack a STEM orientation, I otherwise fit the stereotypes of a nerd.

There are many women who believe that men should be the head of the house, that boys should be one way and girls another, football for Jon and ballet for Jane; various aspects and degrees of that yuck.

I could never date such a woman. From my own experiences, that’s about the biggest turn off there is. I gather that is representative of my ilk.

Socially awkward young men who do not fit traditional gender roles want to date intelligent, willful, well-educated young woman–feminists. They say to feminist writers, « There isn’t a clear cut way of pursuing romance anymore, and I struggle socially anyway. How do I approach initiating a relationship with feminist women?

And the response is, « Don’t rape women. »

« I had that part down already. I mean, how does romance work under the new paradigm? »

« Stop raping women, you bitter sexist pig. »

This is very alienating. The effect of it is, « Go away. » At first I assumed this stemmed from misunderstanding, but now I think it means exactly what it’s meant to.

Awkward nerdy men want to date intelligent, well-educated feminists. Intelligent, well-educated feminists would rather not date awkward nerdy men. This is quite reasonable, and, I think, my gut already knew.

I would be kinder if this were said bluntly.

Derek736 hours ago

@Kevin J Cunningham @Jon3272  I understand where he’s coming from. It’s less about nerdiness and more about crippling shyness, though. For a LOT of men, particularly the nerdy type, it is extremely difficult to meet women and, when they do, they are often judged as creepy based on little more than their looks and shyness.
Shyness is a MASSIVE turn off for women – a sign of weakness – and as much as many women would like to think they’ve outgrown genetic programming, the vast majority of women still want a mentally/physically STRONG man. Where the women often go wrong, though, is that they expect that strong man to also be deeply n touch with his feminine side.

OchlarchyeL6 hours ago

@Jon3272 If you’re asking stupid questions, you will get stupid answers.

Guys asking for this magic HOW of « initiating a relationship » with or « pursuing » women are asking stupid questions. There is no magic HOW. When you ask how to « initiate a relationship » you’re asking a question that presumes there is a RIGHT THING YOU CAN DO that will get women to say « yes. »

You don’t « initiate » a relationship. That’s not how it works. If you still think it works that way, you’re wrong and you need to figure out how you’re wrong. There is not a « go button » for relationship.

Try initiating a conversation. That’s something you do have the power to press the « go » button on, because all it involves is opening your mouth and saying something:

a) sincere

b) potentially interesting

Now, be aware that it may be a very brief conversation, because shemay not be interested. (This is the principal reason you cannot « initiate » a relationship.)

Asking for the magic HOW is treating women as somehow basically all the same. It’s asking for a guidebook, for a cheat sheet… and it’s basically a manipulative attitude.

If you start seeing individual women instead of The Mythical Woman, each one will tell you in her own terms what it is she’s looking for and whether you might fit the bill. But you do have to talk to them to find out. And you might (probably will) get rejected or let down more often than not. (Ooh, another surprise! It might turn out you’re not interested inthem… which is totally okay, because that’s what happens when you talk to real people instead of dreaming about magic vaginas.)

Jon32723 hours ago

@OchlarchyeL @Jon3272 no

I mean things like, there’s this girl I asked out, and she quite politely declined, and I find I still have a crush on her.

How long must I wait to ask again without seeming pushy? More than just time of course. I don’t interact with her as much now as I did then. That’s an artifact of our class schedules.

Regardless, that comment seemed like a much better idea at 4 am than it does now.

Still, it remains the best explanation I can think of for the complete inability of even the fairest « feminist » writers to accurately report what Aaronson is saying. Not that I agree entirely with Aaronson’s post, but the whole thing amounts to a request for empathy, and Chui writes « there’s no one more resistant to being empathized with than the bitter lonely guy. »

I don’t know how to understand your last paragraph. When you write « Mythical Woman » I think you do not mean Zena. You are making some odd assumptions about me which are incorrect. While I have issues in socializing (fewer every year!) the ability to talk to people, male and female alike, has never been an issue.

I don’t know how to prove to you that I see women as humans. The ways of seeing associated with feminism is something wider than just male-female equality–it’s a paradigm for understanding every aspect of the culture. Yet if I disagree in any way with any of it, however nuanced, I’m a dehumanizing creep who wants magic vaginas.

This is my main complaint.

OchlarchyeL2 hours ago

@Jon3272 @OchlarchyeL Okay, so you’ve been rejected. You have options.

Option 1) Get over it.

This is a wonderfully healthy option, almost always the best option. I don’t know what « quite politely declined » means for you, but the operative word is declined. Honestly, here’s a very concrete bit of advice for you: learn to listen for the difference between « I can’t » and « I won’t » (or « I don’t want to »).

« I can’t » comes in many varieties: I’m busy this weekend so I can’t go on this particular date; I’m focusing on my work right now so it’s not a good time to start dating; I’m in a monogamous relationship (which might not last forever); etc. Any of those, or others, suggest that under changed circumstances she might be interested in going out with you.

If that’s the answer you’re hearing, then she’s telling you « how long you must wait » before asking again. If she was just busy that weekend, you should ask again next week. If she’s focusing on her work… well, when you see her you should ask her about that (since it’s obviously important to her!) and take note of her response — if she’s feeling on top of things and you’re having good conversations, maybe she can fit you in after all. Of course if she’s dating someone else, it would be inappropriate of you to intrude on that until she’s single again (and then you want to wait a respectful amount of time), but maybe some day it will happen. (You might want to loop back to Option 1 again, though: Get over it.)

« I won’t » or « I don’t want to, » however… This is a different story. Despite what you may see in crappy « romantic » movies, women are not prizes who are won over through persistence and determination. If a woman is telling you she’s not interested in you… it’svery, very likely that she’s not going to change her mind. No matter how politely she turns you down.

This is where Option 1) is very important. In fact it’s the most important option you have: get over it. Accept that rejection is a part of life.

If you’re finding that really difficult for some reason, you have other options…

Option 2) Open up, be honest, get a clearer answer.

There is no magic amount of time you should wait before trying this. There is no rule book. My best, honest advice: After being rejected, sincerely try Option 1. Try to get over it. If that turns out to be easier than you thought… maybe you weren’t actually that into her! (It happens.) If it’s hard… if you find that you still have fantasies where she changes her mind, where you think that « politeness » was a way of keeping things « open »… well, sir, you need a clearer answer from her. So you need to ask for it. How long should you wait? That’s on you, not her: wait as long as it takes for you to be reasonably sure Option 1 isn’t working. You need an out (and it actually is kinda creepy to just keep pining after a friend in silence). So tell her: « Hey, remember when I asked you out? Well, that wasn’t just a casual interest… I really like you, and I really want to know if there’s anything there. What do you think, is there a chance? »

I promise you, it is NOT creepy to ask a woman for her honest opinion. It may be hard, and it may even be hard for her (because she’s sensitive and polite), but it’s a better, more respectful, more feminist thing than waiting for magic to happen. And if you lay it out there, chances are she’ll give you a much clearer, much more honest answer. And who knows, it might even be the answer you want to hear! But if it’s not…

… back to Option 1. Listen. Hear. Understand. Accept. Get over it.

Okay, one more choice:

Option 3) Change something.

Like Options 1 & 2, this actually starts with listening. Is she telling you she’s not interested? Why is she not interested? Sometimes, for some (many?) women… she just doesn’t know you that well. So, change that: get to know her better, and let her get to know you.

If it’s anything else (lack of confidence? how you dress? physical appearance? interests / lack of interests? your friends?)… then my advice is, take this opportunity to evaluate whether those are things you would want to change about yourself. Are they? Well hell, then getting a little extra motivation from a sweet, attractive girl isn’t such a bad thing! If she wants a little muscle and you think you could use it, go to the gym! You still may not get that date in the end (back to Option 1!) but you’ll feel better about yourself anyway, and you’ll meet other women… and do better with them, no doubt.

If what she doesn’t like about you is NOT something you’d want to change anyway… if you’re happy with you…

Back to Option 1.

There is no rule. There is no amount of time to wait. The rules are: listen, pay attention, change what is in your power to change but only if it’s a change worth making. Above all, respect her decision as hers and hers alone to make.

If you seem to keep hearing the refrain, « Don’t rape women »… it’s because there aren’t many more « rules » than that, actually. Don’t rape, don’t harass, don’t objectify… don’t assume that your desires need to be met, so hers need to change.

Other than that, LISTEN. If you’re really crushing onthis particular woman, you should very much want to hear and understand what she has to say about herself, about you, about what your chances are.

If you pay attention, it’s pretty clear. You don’t need a cheat code.

S’il fait la vaisselle, fais-lui une fellation…

J’ai pour règle de ne jamais poster quelque chose sur mon facebook si je ne suis pas d’accord avec le message. Je ne poste pas non plus quelque chose si je ne trouve pas de références citées dans l’image, ne serait-ce que pour donner le crédit à l’artiste qui a fait l’image, ou qui a prononcé la phrase. de façon générale, il est préférrable de ne pas partager une image qui soutient qu’elle cite un grand penseur, ou philosophe sans la référence, car il est facile de faire parler une tête. il existe plusieurs types d’autorité, et l’autorité de l’expert est un des types d’autorité les plus puissantes. en effet, lorsque quelqu’un qui porte un uniforme vous parle, vous aurez tendance à accepter ce qu’il vous dit, et à obéir aux ordres. Sans même vous poser la question de savoir si cette personne sait de quoi elle parle, ou si elle a même réellement le titre que vous lui avez assigné.

L’expérience Milgram, résumé ce phénomène. Si vous étudiez en psychologie, vous savez de quoi je parle. Il est impossible de l’avoir manqué. Cette expérience consistait en gros à placer des gens dans une situation où ils devraient appliquer une punition à un autre participant, lorsque ce participant donne une mauvaise réponse à un questionnaire. Une personne en uniforme donne les questions,  (ou pas selon le groupe) , et donne simplement l’ordre aux participants de donner la punition (de plus en plus fort, jusqu’à une dose mortelle) au participant qui répond aux questions. Ce que les participants qui punissent ne savent pas, c’est que tous les autres sont des acteurs. Le participant qui répond aux questions ne reçoit pas réellement de chocs electriques, et le docteur n’est qu’un étudiant en psychologie. Ce que l’on a remarqué après cette étude, c’est que les participants avec qui un étudiant en uniforme restait, et posait les questions, avaient tendance à aller jusqu’à la dose léthale, malgré la conscience que celle-ci était léthale. Même chez les participants qui étaient laissés seuls, ceux-ci ayant reçu l’ordre de continuer, une bonne majorité continuaient jusqu’à la fin de l’expérience (Milgram, 1963). Le pouvoir de  l’autorité est si puissant que nous ne nous posons plus de questions. Nous obéissons, même si nous savons que nos décisions peuvent avoir des conséquences néfastes sur les autres.

voici une vidéo d’une réplique de l’expérience Milgram plus récente: https://www.youtube.com/watch?v=8mpAbig8ttY

Et c’est donc pour ça que j’ai tendance à ne pas poster ces images où l’on fait parler n’importe qui nimporte comment.

Mais ce matin, je n’ai pas pu m’en empêcher. Il fallait que je montre au monde à quel point les progrès que nous pensons avoir fait ne sont en réalité parfois que des mirages. De trop petites victoires.

10375037_762310470508352_1364709772031249206_nà première vue, il n’y a pas vraiment de problème avec cette image. Après tout, ca part d’un bon sentiment. Tu fais quelque chose de gentil, je fais quelque chose de gentil pour toi en retour… Mais je n’ai pas réussi à sourire en regardant cette image. Il y a énormément d’éléments qui m’ont troublée.

Le premier élément qui m’a dérangée, c’est le Nice enough to do the dishes… Nice enough to do the dishes. Ceci implique donc que faire la vaisselle n’est pas le rôle normal que l’on attende d’un homme. Un homme normal, pas forcément gentil ni méchant ne fait évidemment pas la vaisselle. Et comme quelqu’un doit bien la faire, ce sera à vous de la faire. Impliquer qu’il est suffisement gentil pour la faire, c’est impliquer qu’il VOUS rend un service. Sinon, quel différence cela ferait-il pour vous que quelqu’un fasse quelque chose pour quelqu’un d’autre… vous avez vos propres problèmes. Non, cette phrase remet bien dans son contexte l’idée que nos rôles sont séparés. Qui plus est, ce n’est pas comme si c’était un conseil ouvert, à n’importe qui. parce qu’après tout, c’est vrai, je vais vous faire une confidence, Moi, je ne fais pas la vaisselle. Je ne la fais JAMAIS. et donc, de temps en temps, je pourrais remercier mon petit ami qui est suffisement gentil pour faire la vaisselle TOUS les jours (alors que je ne fais pas plus de tâches ménagères autres que la vaisselle, et qu’il travaille à temps plein). C’est vrai, remarquer les efforts pour rendre la vie harmonieuse d’une personne , ce n’est pas une mauvaise chose, c’est même conseillé!! Jessica Padykula nous rappèle que, de ne pas prendre son partenaire pour acquis, permet de garder une relation fraiche, et saine. cela permet aussi d’augmenter vos capacités d’écoute et d’empathie  (Padykula, 2014). Cependant, ce n’est pas ce que cette phrase impliquait. Cette phrase s’adressait aux femmes, pour les hommes. spécifiquement (« Ladies »). Cette phrase rappelait à la femme quel était son rôle.

La deuxième chose qui m’a dérrangée, c’est l’idée que le fait d’être gentil vous mérite nécessairement de la sexualité. Ceci nous renvoie au mythes du Friendzone. Le friendzone c’est cette idée que les femmes, cruelles tentatrices, vous relèguent au rang d’amis alors que vous avez fait tout ce qu’il fallait pour mériter de la sexualité (cette définition marche aussi dans le sens du graçon, cruel tentateur etc). C’est problématique car cela implique que quelqu’un vous doit de la sexualité. que si vous faites tout ce qu’il faut, à un moment donné, vos efforts vont payer. Cela renforce l’idée que les actes doivent être récompensés, que le sexe se paye. Après des tueries comme celle du jeune garçon qui a tué plusieurs jeunes filles dans son école, après avoir posté des vidéos où il crachait sa haine des fille de son école parce que celles-ci ne voulaient pas coucher avec lui. Ce jeune garçon était tellement persuadé que les femmes lui devaient de la sexualité, que sa rage l’a poussé à tuer plusieurs personnes. On ne mérite rien en sexualité. Une femme n’a pas a justifier de ne pas vouloir coucher avec un homme (et vice versa). Vos actes, peu importe combien agréables, ne sont pas un paiement pour de la sexualité. Personne ne doit rien à personne. Si , par un joli miracle, la personne que vous appréciez , vous apprécie aussi, le sexe pourra peut-être arriver. Le cas échéant, ce que vous faites ne vous achète en aucun cas un passe VIP pour les parties intimes. Le sexe ne s’achète qu’avec une prostituée, qui en fait son métier, et a choisi de vendre ses charmes (dans les meilleurs cas, malheureusement , la majorité ne l’ont pas choisi, mais c’est un autre sujet). Si c’est ce que vous désirez d’une relation, c’est ce que vous devez aller chercher. Ce n’est pas parce que l’on est gentil avec le serveur du restaurant que celui va accepter de ne pas vous faire payer votre repas. Ce n’est pas parce que vous avez ciré les pompes du patron que celui-ci vous doit une promotion. Vous aurez une promotion quand vous montrerez les compétences requises. Idem ici.

Le dernier point qui est problématique dans cette image, c’est l’idée que la sexualité féminine soit forcément un paiement pour quelquechose. Comme s’il était impossible qu’une femme veuille avoir une relation sexuelle spontanément, et que celle-ci ne soit pas faite en échange d’autre chose. L’invisibilisation de la sexualité féminine n’est pas nouvelle. Le patriarcat a longtemps travaillé pour invisibiliser la sexualité féminine, par exemple en rendant la masturbation féminine impensable , et symptome d’une maladie mentale (les femmes qui se masturbaient devaient être malades, et donc nécéssitaient d’être enfermées)   (Masson, 2013).  En s’assurant de rendre la sexualité féminine honteuse, et lourdement réprimée, les hommes assuraient la paternité, et le transfer des biens sous le nom masculin. En idolatrant la femme « pure », et en lui opposant la « putain », en ne choisissant d’épouser que la femme « pure », l’homme assurait que les conséquences d’une sexualité féminine seraient si graves que celles-ci choisissent elle-même de la supprimer (Coontz, & Henderson, 1986). L’invisibilisation de la sexualité des femmes cherche aussi a supprimer leur autonomie. En effet, si une femme n’a pas de sexaulité, celle-ci n’a pas besoin d’aller en chercher. Elle reste passive, puisqu’elle n’en a pas envie. L’homme garde le rôle actif. cette dichotomie renforce les rôles de genre  (Lerner, 1986). L’invisibilisation passe aussi par une vision infantile de la femme (perte de tous poils, taille fine et petite, cheveux blonds comme la jeunesse). En gardant la femme idéale comme une femme passive et enfantine, on s’assure de rendre inacceptable des femmes qui se comporteraient comme des hommes, et qui donc remettraient en cause la hierarchie patriarcale et le statut quo (Chesney-Lind, & Eliason,2006).

Ne vous méprennez pas. Je n’accuse pas les hommes ici. J’accuse tous ceux qui participent à ce système, hommes ou femmes, et qui gardent ce statut quo parce qu’il leur profite à eux personnellement.

Donc cette image m’a beaucoup énervée…

Qu’en pensez-vous?

 

Coontz, S., & Henderson, P. (1986). Women’s work, men’s property: The origins of gender and class. London: Verso

Chesney-Lind, M., & Eliason, M. (2006). From invisible to incorrigible: The demonization of marginalized women and girls. Crime, Media, Culture, 2(1), 29-47.

http://thoughtsonliberty.com/elliot-rodger-killed-six-people-because-women-wouldnt-sleep-with-him-now-what

Lerner, G. (1986). The creation of patriarchy. New York: Oxford University Press

Masson, J. M. (2013). A dark science: Women, sexuality and psychiatry in the nineteenth century. Untreed Reads.

Milgram, Stanley (1963). « Behavioral Study of Obedience ». Journal of Abnormal and Social Psychology 67 (4): 371–8. doi:10.1037/h0040525.PMID 14049516. as PDF.

Padykula, J., (2014). How to stop taking your partner for granted and appreciate your mate, Canadian Living. récupéré de : http://www.canadianliving.com/relationships/love/how_to_stop_taking_your_partner_for_granted_and_appreciate_your_mate_3.php

Son

émission CKUT du 27 Novembre 2014

Je suis passée à la radio CKUT, aujourd’hui.

J’ai parlé de l’amour, et de l’actualité!!

vous pouvez trouver mon passage ici: cliquez 🙂

Je passe autour de 30 minutes. mais les autres entrevues sont aussi super intéressantes!!

Dans cette émission, on parle d’Israel, de suicide, et d’amour.

Si vous désirez m’entendre plus souvent, vous pouvez vous connecter sur CKUT 90.3 sur le net, et écouter les jeudus matins pour le lendemain de la veille.

Sinon, si vous êtes dans la région de Montréal, vous pouvez allumer la radio vers la même heure.

 

Bisexual invisibility and fluidity

I have sent this as a poster proposition to the Journée de la recherche de l’UQTR.

what do you think?

Sexual orientation can be understood through three dimensions. A person is defined as being either heterosexual, homosexual , or bisexual if they have according behaviors, attractions and self-identification . Litterature usually implies that monosexuality is the norm,it  is understood in the literature as the binary nature of orientation, and gender identities. It ignores the possibility of a continuum, or other options outside the binary (Falek, 2013). The literature focusing on bisexuality is less extensive. Bisexuality does not work very well in a monosexual framework. Bisexuality implies an incongruence between behavior and identity when the bisexual individual only has one partner (Mint, 2004). Litterature also usually finds that bisexuality suffers from an invisibility in the media, the measures that melts that orientation within the “minority”, implying that the struggles that bisexuals and homosexuals go through are the same (Barker, & Langdridge, 2008) . One of the reasons bisexuality is so invisible is that the orientation itself is hard to define in terms of behavior, identification, or attractions (Barker, Richards, & Bowes-Catton, 2009). Bisexuality seems to bring forward the question of the fluidity of our orientations. It brings into the definition a fourth dimension: Time. Is what we are influenced by what we were? Although this notion is not new, Ericson being one of the first to bring forth the idea that we tend to try to have a continuity in our identities (Dunkel, 2005; Erikson, 1968), time in orientation is a rather revolutionary notion. It tends to break the understanding we have of orientation as fixed part of our identity. And therefore, it leaves some room for the queer suggestion that categories could be limitative (Sullivan, 2003). This notion is in line with the Lifespan theory (Dunkel, & Sefcek, 2009). The Lifespan Theory gives a good framework for understanding orientation as being a changeable fluid phenomenon, that can move over a lifetime. The term Sexual fluidity arose to answer such questions, but it is still not defined with a consensus. The main author on the subject, Lisa Diamond, covers a big part of the notion with her research and reviews, but it seems that other terms have come up to try to answer the same questions. Within the same terms, several explanations, and definitions seem to appear and the literature may appear slightly scattered. In order to advance the field and get a wide view of what has been done on the subject, to answer the questions mentioned earlier, we will try with this review to summarize the position scholars have taken on sexual fluidity.

 

 

Barker, M., & Langdridge, D. (2008). II. Bisexuality: Working with a silenced sexuality. Feminism & Psychology, 18(3), 389-394.

 

Barker, M., Richards, C., & Bowes-Catton, H. (2009). “All the world is queer save thee and me…”: Defining queer and bi at a Critical Sexology seminar. Journal of Bisexuality, 9(3-4), 363-379.

 

Dunkel, C. S. (2005). The relation between self-continuity and measures of identity. Identity, 5(1), 21-34.

 

Dunkel, C. S., & Sefcek, J. A. (2009). Eriksonian lifespan theory and life history theory: An integration using the example of identity formation. Review of General Psychology, 13(1), 13.

 

Erikson, E. H. (1968). Identity: Youth and crisis (No. 7). WW Norton & Company.

 

Mint, P. (2004). The power dynamics of cheating: Effects on polyamory and bisexuality. Journal of Bisexuality, 4(3-4), 55-76.

 

Sullivan, N. (2003). A critical introduction to queer theory. NYU Press.

 

conversation on the importance of sources, and how you need air to breathe.

  • This morning, I had a conversation with Malcolm. He and I, although sharing the same Core values, disagree on one funamental point. He believes humans should be trusted above institutions. And I believe humans are the reason institutions cannot be trusted. Our understanding of the system is based on the nature nurture argument. He believes the system corrups human. I believe the human corrupts the system. It was thus not a surprise when, after i posted a quote from yet another unsourced author, arguing that without the source, this quote was as much as useless, Malcolm disagreed with me. The quote was as follows:
    howard zinn
    Here is the discussion that followed.
    Malcolm James Keenan Evidence lies in Nazi Germany. Hitler was revoking the Jews’ rights years before he lead them onto the train. A good 5-8 years of false-flags and abolishing rights in the name of National Security.
  • Mahault Albarracin Sure. Evidence. But from which source. I need a source. Because I can say that Nazi Germany was also experimenting on puppies to find ways to weaponize them (which may be true, and was true for Pavlov), but that’s just me saying stuff. Not actual evidence. I agree with this quote, but I want a source telling me that this guy actually either said or wrote it.
  • Malcolm James Keenan Took me 15 seconds to find this on Google . As for sources for Hitler revoking rights…. Watch nearly any documentary on the Third Reich and there you’ll have it.
  • Mahault Albarracin those aren’t sources… sources indicate what book or document that he has written has this particular sentence in it. or a video, in which you see him saying it. actual evidence that these sentences come from him. saying « i’m hungry » -gandhi isn’t a source. saying « i’m hungry » – Mistilis, M., (1916) Interview with gandhi, 15th august 1916. India’s digest, Vol 3, 32-33. that’s a source. because i can go check by myself that it has been written in a peer reviewed journal, or in a credible published magazine. or even in a book (although, that is not the way you quote books, but APA, ShmAPA. )
  • Malcolm James Keenan As I said, if you google it you get the answer almost immediately. I can assure you beyond any shred of doubt that Howard Zinn very much said this.
  • Mahault Albarracin well, the google link you sent me is basically this image, on a different format. so not a source. i’m not saying he didn’t say it. i’m saying there’s no way to find this sort of image credible if the people making it insist on stooping at the level of inspirational cat images… I haven’t read Howard Zinn’s books, si i honestly don’t know.

    Garfield, E. (2006). Citation indexes for science. A new dimension in documentation through association of ideas. International journal of epidemiology, 35(5), 1123-1127.

    (you can actually check that this article exists, and that my statement is NOT in it)

  • Malcolm James Keenan The link I sent you has references, just not for that specific quote. But when you google it, you see more than just this link. People dont take the time to post sources much anymore, so I feel its no one else’s responsibility than your own to validate it.
  • Mahault Albarracin well then, i stand on the other side of the fence where i don’t believe every thing that is said to me, and thus if i started checking every statement, i wouldn’t do anything, ever… so when i speak, i quote and cite my sources, because i have to prove i am credible. if people do not do it, i take it they are not, in fact credible. but that’s not something we have to agree on, it’s just our differing opinions.
  • Malcolm James Keenan I’m grateful that I’ve taken the extra effort to validate or discredit sources on my own. It helps paint a clearer picture amidst a sea of dis/misinformation. I agree that citing sources adds credibility but I don’t just dismiss what someone said just because the sources are missing.. It takes very minimal effort to check it out for myself, and usually ends up leading me to other paths of knowledge or information.
  • Mahault Albarracin in the sea of information internet contains, it is actually very hard to find a credible source. if it takes you minimal effort to validate an information, you’re not doing it right. for instance, you know that you need air to breathe. i know that we need air to breathe. but finding a credible, recent source that says that explicitly is really hard!! you may argue that if i know it, why do i need a source? well, because sometimes the things that we know for sure, are not true. so, yeah i can research myself. but that takes some time that i don’t need to take. if you’re unwilling to prove to me that you are credible, i won’t just give you the credit, and do that work for myself. i’ll just dismiss your words, in the same lazy way that you did not cite your source. once again, it’s not something we have to agree on. it’s just different standpoints.
    here’s a source saying we need air to breathe, although that’s not explicitly what the article says, so technically, i can’t really quote it.
    Saxon, A., & Diaz-Sanchez, D. (2005). Air pollution and allergy: you are what you breathe. Nature immunology, 6(3), 223-226.
  • Mahault Albarracin Mutlu, G. M., Garey, K. W., Robbins, R. A., Danziger, L. H., & Rubinstein, I. (2001). Collection and analysis of exhaled breath condensate in humans.American journal of respiratory and critical care medicine, 164(5), 731-737.

    this one’s closer to the goal. i think… read it and tell me

    And this is where the conversation ended.

    What do you think?
    where does the responsability of credibility lie?
    Is it within the writer, or the reader?

    Tell me all!!!!