Assistance sexuelle? Mais qu’est-ce donc?

Assistance sexuelle

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Un des documentaires les plus parlants sur l’assistance sexuelle est probablement Scarlet Road,  qui traite de  Rachel Wotton, une travailleuse du sexe australienne. Elle est spécialisée dans le service aux personnes handicapées. Elle estime que le contact humain et l’intimité sexuelle peuvent être une thérapie vitale et contribuer à reconstruire l’estime de soi. Journal intime d’une femme qui pousse à regarder au-delà des limites du handicap pour mieux comprendre le besoin d’intimité partagé par tous.

Que l’on soit pour ou contre, la question laisse rarement de glace. Les implications d’une telle legislation peuvent aller beaucoup plus loin que la communauté des personnes ayant un handicap.

Parlons tout d’abord des différentes définitions que peuvent prendre l’assistance sexuelle :

Selon Santé-Médecine, un site de vulgarisation des diagnostiques médicaux, l’assistant sexuel est chargé d’apporter à un client, malade ou handicapé, des sensations à caractère sexuel. Les actes pratiqués par l’assistant sexuel vont de simples caresses à des rapports avec pénétration. Toute implication affective doit être évitée.

Selon Cali Rise, en 2006, le métier d’assistant sexuel consiste à apporter une réponse concrète à ceux qui souffrent de solitude sexuelle car leur maladie, ou handicap, les empêche de connaître les plaisirs de la sexualité. L’aide apportée peut aller depuis de simples massages jusqu’à une vraie relation sexuelle.

Bien que la deuxième définition Touche l’acte en tant que tel, et évite les sentiments, la définition de Rise Semble mentionner la notion de besoins, et ceux-ci peuvent manifestement être émotionnels. Aucune des deux définitions ne mentionne un paiement quelconque, mais plutôt un service. Dans certains pays, ce service existe déjà. Par exemple : aux Pays-Bas, en Allemagne, en Suisse, en Belgique, en Autriche et au Danemark. Dans l’Europe de l’ouest-centre donc, l’assistance sexuelle semble être acceptée. Ce sont aussi des pays qui ont légalisé la prostitution. Les deux ne semblent pas aller l’un sans l’autre, puisque d’autres pays comme la France et le Québec, eux ne considèrent légal ni la prostitution, ni l’assistance sexuelle.

Pour la majorité des professionnels de la santé, cette définition claire est particulièrement importante. En effet, les risques de ne pas définir l’assistance sexuelle peuvent mettre beaucoup de patients et de professionnels dans des situations embarrassantes, sinon dangereuses. Les professionnels de la santé ne consentent pas forcément à avoir des relations sexuelles avec leurs patients aussitôt qu’ils ont leur diplôme, mais si ces définitions sont trop floues, les attentes des patients envers les intervenants de santé peuvent créer des tensions désagréables dans les relations professionnelles. Qui plus est, certains professionnels pourraient tirer avantage de certaines personnes en justifiant leurs actes par le besoin de certaines personnes d’avoir une relation sexuelle avec un professionnel. La relation de pouvoir entre un intervenant et un patient qui pourrait s’installer alors ne serait pas forcément particulièrement saine.

Au québec pour l’instant, les infirmières et les intervenants de santé ont des règles très strictes quant il en vient aux relations avec leurs patients :

  1. Les limites dans les relations professionnelles : (Ordre des Infirmières du Québec, 2014)
  2. échanger son affectation de poste avec une collègue afin de s’occuper d’un client en particulier;
  3. planifier sa journée de façon à passer le plus de temps possible avec ce client, sans égard à ses besoins de santé, et lui accorder plus d’attention que nécessaire;
  4. ne pas partager des renseignements au sujet du client avec les autres membres de l’équipe, entre autres les sentiments qu’éprouve ce dernier à son égard;
  5. cacher à l’équipe ses propres sentiments à l’égard du client;
  6. penser souvent à lui, même en dehors du travail;
  7. se considérer comme le soignant le plus approprié pour favoriser son rétablissement;
  8. soigner davantage sa tenue vestimentaire afin de lui plaire;
  9. être sur la défensive lorsqu’une personne pose des questions à propos de ce client et agir de façon possessive envers lui;
  10. partager des renseignements personnels avec le client.
  1. Quels sont les services offerts par des assistantes sexuelles?

Les assistants sexuels n’offrent pas tous les mêmes services. La rémunération des assistants et assistantes peut donc dépendre du service fourni, et de la formation de l’assistante elle-même. Parfois, l’assistant peut aider un couple à avoir des relations sexuelles. Par exemple, un couple de personnes ayant un handicap physique lourd peuvent avoir du mal à se placer dans différentes positions. L’assistant sexuel peut alors, à la discrétion du couple, et de la sienne, rester avec eux pour les placer et s’assurer qu’il n’y a pas de problèmes durant la relation.

D’autres assistants sexuels peuvent aller un peu plus loin dans l’implication physique et procurer de la sensualité physique légère, comme des caresses, ou un toucher corporel plus important comme des câlins. Ce service est particulièrement  utile pour les personnes qui ont perdu leurs fonctions génitales, ou simplement la sensation de plaisir dans les régions génitales. Les zones érogènes sont diverses et ont tendance à se développer lorsque d’autres parties du corps sont moins sensibles. En voici quelques exemples :

Les zones érogènes primaires : Lorsqu’elles sont excitées, ces zones érogènes mènent à l’orgasme. Ce sont le clitoris et le vagin chez la femme, le gland et la verge chez l’homme (Sexologies Québec, 2015).

Les zones érogènes secondaires : Grâce aux caresses, ces zones déclenchent l’excitation des zones érogènes primaires, et augmentent le plaisir sexuel. Ce sont le pubis, les fesses, les petites et grandes lèvres, l’entrée du vagin, de l’anus et du périnée et les mamelons chez la femme; la verge, les testicules et l’intérieur des cuisses chez les hommes (Sexologies Québec, 2015).

Les zones érogènes potentielles : Elles déclenchent des sensations excitantes et entraînent la stimulation des zones primaires.

Ces zones érogènes potentielles varient d’une personne à l’autre. (cou, oreilles, pieds, …) (Sexologies Québec, 2015)

Le dernier service est la relation sexuelle complète, potentiellement avec pénétration, et ce service, un peu plus rare, coute non seulement plus cher, mais il dépend des limites de l’assistant et du client.

La deuxième question importante dans le cadre de l’assistance sexuelle est celle de la formation du professionnel. En effet, la situation physique de certaines personnes ayant un handicap nécessite une certaine formation en santé. Les pratiques sexuelles adaptées aux différents problèmes que peuvent rencontrer les personnes ayant un handicap ne sont pas forcément dans quelconque curriculum enseigné, incluant la sexologie.

Les institutions où sont vivent parfois les personnes ayant un handicap n’acceptent pas forcément les rapprochements physiques, ce qui est une barrière de plus à la possibilité d’un assistanat sexuel.

La formation de l’assistant sexuel doit aussi aborder le fait de poser des limites claires, pour qu’il ne se crée pas de dépendance affective. En effet, la sexualité répond souvent à des besoins physiques et affectifs, mais dans le cadre d’une relation professionnelle, il faut bien faire attention à avoir des limites claires pour que cette relation reste en effet professionnelle, et qu’il n’y ait pas d’abus.

Une connaissance légale est aussi importante, pour ne pas être pris dans des débouchés qui ne sont pas forcément désirables.

  1. D’autres questions arrivent alors.

L’assistance sexuelle est-elle bonne sur le long terme? Les assistants eux-mêmes peuvent-ils le faire longtemps? Ce service devrait-il être bénévole? Ces questions restent pour l’instant sans réponse, et font l’objet de débat.

L’OMS décrit la santé sexuelle comme  » un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social associé à la sexualité. Elle ne constitue pas uniquement en l’absence de maladie, de dysfonction ou d’infirmité. La santé sexuelle implique 30 Organisation Mondiale de la Santé 20 / 20 une attitude positive et respectueuse de la sexualité et des relations sexuelles ainsi que la possibilité de vivre des expériences sexuelles épanouissantes et sûres, sans contraintes, discrimination et violence. Pour que la santé sexuelle puisse être atteinte et maintenue, il est nécessaire que les droits sexuels de toutes les personnes soient respectés, protégés et qu’ils puissent être comblés »

Selon cette définition, l’assistance sexuelle pour des personnes qui ne peuvent pas avoir accès à une sexualité autrement est une question de santé.  Cependant, les aspects émotionnels ne sont pas nécessairement comblés.

Mais une des barrières les plus importantes envers l’assistance sexuelle est la perception de la société envers la sexualité des personnes ayant un handicap. La plupart des gens préfèrent voir les individus ayant un handicap comme des personnes asexuées, ou incapable de soutenir une sexualité. La fragilité physique est parfois étendue dans la perception de l’entourage jusqu’à  une fragilité émotionelle.  Du personnel soignant, à la famille même de la personne, une couverture de protection se forme, et freine tout accès à une sexualité.  De par ces freinages sociaux, le handicap physique peut emmener un certain isolement, et donc un handicap social. L’assistance sexuelle pourrait donc être une façon de se réapproprier son corps, ainsi que son indépendance.
Le film l’amour pour tous résume bien la situation en Europe.

On peut le retrouver sur ce lien : http://www.afmproductions.fr/nos-films/Citoyennete/L-Amour-pour-tous

Si le sujet vous intéresse, il est donc possible de regarder plusieurs films, et de lire des sites internet sur le sujet. Le groupe Moelle épinière et Motricité du Québec organise des rencontres pour promouvoir le droit à l’assistance sexuelle, et Jeannette Bertrand, elle, s’y oppose fermement.

Le court métrage « Prends-moi », offre aussi la perspective d’un préposé aux services qui vient en aide à un jeune couple.

http://unis.ca/soiree-du-court-metrage/?e=na589od5rnswp

  • ACTEUR: ALEXANDRE VALLERAND
  • ACTEUR: MANI SOLEYMANLOU
  • ACTEUR: MAXIME D. POMERLEAU
  • PRODUCTEUR: FRANÇOIS BONNEAU
  • RÉALISATEUR: ANAIS BARBEAU-LAVALETTE
  • RÉALISATEUR: ANDRÉ TURPIN

Cali Rise, (2006) « L’amour handicapé, des amoureux comme les autres », Entretien avec Isa et Staral.

Prends-moi snapshot

Ressources sur internet et associations :

http://www.comeasyouare.com/sex-information/sex-and-disability/sex-and-disability-resources/

http://www.franceo.fr/emission/scarlet-road/diffusion-du-02-02-2014-15h10

http://www.afmproductions.fr/nos-films/Citoyennete/L-Amour-pour-tous

http://sexhi.msh-lorraine.fr/uploads/media/Memoire_Lise_Moreau_complet.pdf

http://unis.ca/soiree-du-court-metrage/?e=na589od5rnswp

Diana Gabaldon, spousal abuse, rape culture, and how i fell for it all…

I confess… I read Outlander, from Diana Gabaldon. Cheap literature for sure, it has a way of stirring emotions one might think sleeping. But i’m not ashamed of the cheapness of it all… after all, one does need to rest. I am ashamed because, i chose to reread it, even though i had already been through the beating and the raping, passed as love, and necessary to the story, passed as deserved, and altogether enjoyed… I had read it all once, and I chose to reread it anyway… And today, i triggered myself , again! I cried for hours, over 3 pages of a cheap book. I thought at first I was having an overreaction… Perhaps my feminism was becoming too consuming, and had made me overly sensitive… And then it hit me: the Protagonist beat his wife. No matter how you put it, the protagonist beat his wife. And we are supposed to like him anyway (as the heroine of the book goes on doing a day later). He then goes on to rape her, several times, and the author expects us to be aroused, because it’s told in a sensual way… appealing to our Bdsm fantasies. in fact, Claire, the heroine, admits she enjoyed it. Although that’s not impossible, it’s not an excuse. Consent was clearly denied, several times. She even mentioned that she was in pain, and ardently wished him to stop. but that only serves to prove to the reader how little the author gives credit to women’s voices. Passing rape as glamorous, and a proof of love. Furthering Rape-Culture… I am not at fault here. I am not overly sensitive. I understand what historical context means. I also know that it is possible to place the setting of a story without using (more) violence against women… We know that violence against women may have been more tolerated then, but it was not as rampant as the author would have us believe, (or her defenders for that matter).

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As there is now a TV series for that book, it’s not a matter of simple preference anymore. More people will be exposed to it, and it will be normalized. It will pass as romance, where it is simple and clear abuse. With movies like 50 shades of Grey that seem to many women like the epitome of romantic, and erotic , although consent is never clearly given, the games are dangerous (because done with a clearly uninitiated partner who does not know the consequences of the acts), boundaries are disrespected, and her will is disregarded many times over. With songs from Maroon 5, (and it hurts me to say this, because i love their music) like Animals, that romanticizes stalker behaviors, and implies that the words of a women are not actually what she means. With songs like blurred lines, that imply that consent is not actually necessary, and that a « good girl » is a girl that will put out… I am afraid of the direction we are headed again… I am afraid of my own willingness to forgive the book protagonists (violent rapists) for mere entertainment. I am afraid for younger women, who may read or watch this, and yearning for their own romantic stories, settle for this kind of behavior believing it to be love…

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I am afraid for the BDSM community, that may be associated to these behaviors, and attract people who again, lack the experience to understand the difference between Rape and Rape-play (i.e. consent…), the difference between rough body play, and physical abuse (i.e. a clear understanding of limits, boundaries, safety, and again… consent), the difference between submitting willingly to a partner one is respected by, and psychological abuse (i.e. not the desire to please, but the desire to hurt). Beyond that community, many people may not wish any harm to others, and yet scar them for life , having been socialized by these images and values.
So no… Diana Gabaldon… I do not forgive you. I do not accept your meager explanations. I am not « too young to understand »…

http://www.lightspeedmagazine.com/nonfiction/interview-diana-gabaldon/
http://www.ew.com/article/2014/01/10/outlander-tca
http://persephonemagazine.com/2013/05/outlander-diana-gabaldons-abusive-romance-may-come-to-tv/
http://talkinreckless.com/2010/02/03/romancing-rape-culture/

How to react to rejection? (or the feminist guide to relationships)

Hey everyone.

I stumbled across a really interesting piece of conversation today, and i thought i’d share it with you!!

I read this article about the Plight of the bitter Nerd.

This article basically explained how many men, although they may feel left out, and ostracised, are in no way comparable to the plight of women around the world.

It explained how if you come to hate feminism because you feel targeted and undercut, it may be because you are going about it the wrong way, and are blaming external factors on internal ones, or perhaps even have the wrong culprit.

the article is listed Below, by Arthur Chu.

http://www.salon.com/2015/01/10/the_plight_of_the_bitter_nerd_why_so_many_awkward_shy_guys_end_up_hating_feminism/

I loved it.

But as you may have done so yourself, i got lost on the internet limbo of comments.

I wanted to see the reaction of male readers to another male, which to me made a lot of sense, while being compassionate.

I was not disappointed.

At some point though, some people actually started becoming very constructive through their comments!

Two of the commenters started having a conversation about the right way to take on rejection, or relationships as a whole!

Here is the result:

Jon3272

I’ve been thinking about this a lot. Though I lack a STEM orientation, I otherwise fit the stereotypes of a nerd.

There are many women who believe that men should be the head of the house, that boys should be one way and girls another, football for Jon and ballet for Jane; various aspects and degrees of that yuck.

I could never date such a woman. From my own experiences, that’s about the biggest turn off there is. I gather that is representative of my ilk.

Socially awkward young men who do not fit traditional gender roles want to date intelligent, willful, well-educated young woman–feminists. They say to feminist writers, « There isn’t a clear cut way of pursuing romance anymore, and I struggle socially anyway. How do I approach initiating a relationship with feminist women?

And the response is, « Don’t rape women. »

« I had that part down already. I mean, how does romance work under the new paradigm? »

« Stop raping women, you bitter sexist pig. »

This is very alienating. The effect of it is, « Go away. » At first I assumed this stemmed from misunderstanding, but now I think it means exactly what it’s meant to.

Awkward nerdy men want to date intelligent, well-educated feminists. Intelligent, well-educated feminists would rather not date awkward nerdy men. This is quite reasonable, and, I think, my gut already knew.

I would be kinder if this were said bluntly.

Derek736 hours ago

@Kevin J Cunningham @Jon3272  I understand where he’s coming from. It’s less about nerdiness and more about crippling shyness, though. For a LOT of men, particularly the nerdy type, it is extremely difficult to meet women and, when they do, they are often judged as creepy based on little more than their looks and shyness.
Shyness is a MASSIVE turn off for women – a sign of weakness – and as much as many women would like to think they’ve outgrown genetic programming, the vast majority of women still want a mentally/physically STRONG man. Where the women often go wrong, though, is that they expect that strong man to also be deeply n touch with his feminine side.

OchlarchyeL6 hours ago

@Jon3272 If you’re asking stupid questions, you will get stupid answers.

Guys asking for this magic HOW of « initiating a relationship » with or « pursuing » women are asking stupid questions. There is no magic HOW. When you ask how to « initiate a relationship » you’re asking a question that presumes there is a RIGHT THING YOU CAN DO that will get women to say « yes. »

You don’t « initiate » a relationship. That’s not how it works. If you still think it works that way, you’re wrong and you need to figure out how you’re wrong. There is not a « go button » for relationship.

Try initiating a conversation. That’s something you do have the power to press the « go » button on, because all it involves is opening your mouth and saying something:

a) sincere

b) potentially interesting

Now, be aware that it may be a very brief conversation, because shemay not be interested. (This is the principal reason you cannot « initiate » a relationship.)

Asking for the magic HOW is treating women as somehow basically all the same. It’s asking for a guidebook, for a cheat sheet… and it’s basically a manipulative attitude.

If you start seeing individual women instead of The Mythical Woman, each one will tell you in her own terms what it is she’s looking for and whether you might fit the bill. But you do have to talk to them to find out. And you might (probably will) get rejected or let down more often than not. (Ooh, another surprise! It might turn out you’re not interested inthem… which is totally okay, because that’s what happens when you talk to real people instead of dreaming about magic vaginas.)

Jon32723 hours ago

@OchlarchyeL @Jon3272 no

I mean things like, there’s this girl I asked out, and she quite politely declined, and I find I still have a crush on her.

How long must I wait to ask again without seeming pushy? More than just time of course. I don’t interact with her as much now as I did then. That’s an artifact of our class schedules.

Regardless, that comment seemed like a much better idea at 4 am than it does now.

Still, it remains the best explanation I can think of for the complete inability of even the fairest « feminist » writers to accurately report what Aaronson is saying. Not that I agree entirely with Aaronson’s post, but the whole thing amounts to a request for empathy, and Chui writes « there’s no one more resistant to being empathized with than the bitter lonely guy. »

I don’t know how to understand your last paragraph. When you write « Mythical Woman » I think you do not mean Zena. You are making some odd assumptions about me which are incorrect. While I have issues in socializing (fewer every year!) the ability to talk to people, male and female alike, has never been an issue.

I don’t know how to prove to you that I see women as humans. The ways of seeing associated with feminism is something wider than just male-female equality–it’s a paradigm for understanding every aspect of the culture. Yet if I disagree in any way with any of it, however nuanced, I’m a dehumanizing creep who wants magic vaginas.

This is my main complaint.

OchlarchyeL2 hours ago

@Jon3272 @OchlarchyeL Okay, so you’ve been rejected. You have options.

Option 1) Get over it.

This is a wonderfully healthy option, almost always the best option. I don’t know what « quite politely declined » means for you, but the operative word is declined. Honestly, here’s a very concrete bit of advice for you: learn to listen for the difference between « I can’t » and « I won’t » (or « I don’t want to »).

« I can’t » comes in many varieties: I’m busy this weekend so I can’t go on this particular date; I’m focusing on my work right now so it’s not a good time to start dating; I’m in a monogamous relationship (which might not last forever); etc. Any of those, or others, suggest that under changed circumstances she might be interested in going out with you.

If that’s the answer you’re hearing, then she’s telling you « how long you must wait » before asking again. If she was just busy that weekend, you should ask again next week. If she’s focusing on her work… well, when you see her you should ask her about that (since it’s obviously important to her!) and take note of her response — if she’s feeling on top of things and you’re having good conversations, maybe she can fit you in after all. Of course if she’s dating someone else, it would be inappropriate of you to intrude on that until she’s single again (and then you want to wait a respectful amount of time), but maybe some day it will happen. (You might want to loop back to Option 1 again, though: Get over it.)

« I won’t » or « I don’t want to, » however… This is a different story. Despite what you may see in crappy « romantic » movies, women are not prizes who are won over through persistence and determination. If a woman is telling you she’s not interested in you… it’svery, very likely that she’s not going to change her mind. No matter how politely she turns you down.

This is where Option 1) is very important. In fact it’s the most important option you have: get over it. Accept that rejection is a part of life.

If you’re finding that really difficult for some reason, you have other options…

Option 2) Open up, be honest, get a clearer answer.

There is no magic amount of time you should wait before trying this. There is no rule book. My best, honest advice: After being rejected, sincerely try Option 1. Try to get over it. If that turns out to be easier than you thought… maybe you weren’t actually that into her! (It happens.) If it’s hard… if you find that you still have fantasies where she changes her mind, where you think that « politeness » was a way of keeping things « open »… well, sir, you need a clearer answer from her. So you need to ask for it. How long should you wait? That’s on you, not her: wait as long as it takes for you to be reasonably sure Option 1 isn’t working. You need an out (and it actually is kinda creepy to just keep pining after a friend in silence). So tell her: « Hey, remember when I asked you out? Well, that wasn’t just a casual interest… I really like you, and I really want to know if there’s anything there. What do you think, is there a chance? »

I promise you, it is NOT creepy to ask a woman for her honest opinion. It may be hard, and it may even be hard for her (because she’s sensitive and polite), but it’s a better, more respectful, more feminist thing than waiting for magic to happen. And if you lay it out there, chances are she’ll give you a much clearer, much more honest answer. And who knows, it might even be the answer you want to hear! But if it’s not…

… back to Option 1. Listen. Hear. Understand. Accept. Get over it.

Okay, one more choice:

Option 3) Change something.

Like Options 1 & 2, this actually starts with listening. Is she telling you she’s not interested? Why is she not interested? Sometimes, for some (many?) women… she just doesn’t know you that well. So, change that: get to know her better, and let her get to know you.

If it’s anything else (lack of confidence? how you dress? physical appearance? interests / lack of interests? your friends?)… then my advice is, take this opportunity to evaluate whether those are things you would want to change about yourself. Are they? Well hell, then getting a little extra motivation from a sweet, attractive girl isn’t such a bad thing! If she wants a little muscle and you think you could use it, go to the gym! You still may not get that date in the end (back to Option 1!) but you’ll feel better about yourself anyway, and you’ll meet other women… and do better with them, no doubt.

If what she doesn’t like about you is NOT something you’d want to change anyway… if you’re happy with you…

Back to Option 1.

There is no rule. There is no amount of time to wait. The rules are: listen, pay attention, change what is in your power to change but only if it’s a change worth making. Above all, respect her decision as hers and hers alone to make.

If you seem to keep hearing the refrain, « Don’t rape women »… it’s because there aren’t many more « rules » than that, actually. Don’t rape, don’t harass, don’t objectify… don’t assume that your desires need to be met, so hers need to change.

Other than that, LISTEN. If you’re really crushing onthis particular woman, you should very much want to hear and understand what she has to say about herself, about you, about what your chances are.

If you pay attention, it’s pretty clear. You don’t need a cheat code.

S’il fait la vaisselle, fais-lui une fellation…

J’ai pour règle de ne jamais poster quelque chose sur mon facebook si je ne suis pas d’accord avec le message. Je ne poste pas non plus quelque chose si je ne trouve pas de références citées dans l’image, ne serait-ce que pour donner le crédit à l’artiste qui a fait l’image, ou qui a prononcé la phrase. de façon générale, il est préférrable de ne pas partager une image qui soutient qu’elle cite un grand penseur, ou philosophe sans la référence, car il est facile de faire parler une tête. il existe plusieurs types d’autorité, et l’autorité de l’expert est un des types d’autorité les plus puissantes. en effet, lorsque quelqu’un qui porte un uniforme vous parle, vous aurez tendance à accepter ce qu’il vous dit, et à obéir aux ordres. Sans même vous poser la question de savoir si cette personne sait de quoi elle parle, ou si elle a même réellement le titre que vous lui avez assigné.

L’expérience Milgram, résumé ce phénomène. Si vous étudiez en psychologie, vous savez de quoi je parle. Il est impossible de l’avoir manqué. Cette expérience consistait en gros à placer des gens dans une situation où ils devraient appliquer une punition à un autre participant, lorsque ce participant donne une mauvaise réponse à un questionnaire. Une personne en uniforme donne les questions,  (ou pas selon le groupe) , et donne simplement l’ordre aux participants de donner la punition (de plus en plus fort, jusqu’à une dose mortelle) au participant qui répond aux questions. Ce que les participants qui punissent ne savent pas, c’est que tous les autres sont des acteurs. Le participant qui répond aux questions ne reçoit pas réellement de chocs electriques, et le docteur n’est qu’un étudiant en psychologie. Ce que l’on a remarqué après cette étude, c’est que les participants avec qui un étudiant en uniforme restait, et posait les questions, avaient tendance à aller jusqu’à la dose léthale, malgré la conscience que celle-ci était léthale. Même chez les participants qui étaient laissés seuls, ceux-ci ayant reçu l’ordre de continuer, une bonne majorité continuaient jusqu’à la fin de l’expérience (Milgram, 1963). Le pouvoir de  l’autorité est si puissant que nous ne nous posons plus de questions. Nous obéissons, même si nous savons que nos décisions peuvent avoir des conséquences néfastes sur les autres.

voici une vidéo d’une réplique de l’expérience Milgram plus récente: https://www.youtube.com/watch?v=8mpAbig8ttY

Et c’est donc pour ça que j’ai tendance à ne pas poster ces images où l’on fait parler n’importe qui nimporte comment.

Mais ce matin, je n’ai pas pu m’en empêcher. Il fallait que je montre au monde à quel point les progrès que nous pensons avoir fait ne sont en réalité parfois que des mirages. De trop petites victoires.

10375037_762310470508352_1364709772031249206_nà première vue, il n’y a pas vraiment de problème avec cette image. Après tout, ca part d’un bon sentiment. Tu fais quelque chose de gentil, je fais quelque chose de gentil pour toi en retour… Mais je n’ai pas réussi à sourire en regardant cette image. Il y a énormément d’éléments qui m’ont troublée.

Le premier élément qui m’a dérangée, c’est le Nice enough to do the dishes… Nice enough to do the dishes. Ceci implique donc que faire la vaisselle n’est pas le rôle normal que l’on attende d’un homme. Un homme normal, pas forcément gentil ni méchant ne fait évidemment pas la vaisselle. Et comme quelqu’un doit bien la faire, ce sera à vous de la faire. Impliquer qu’il est suffisement gentil pour la faire, c’est impliquer qu’il VOUS rend un service. Sinon, quel différence cela ferait-il pour vous que quelqu’un fasse quelque chose pour quelqu’un d’autre… vous avez vos propres problèmes. Non, cette phrase remet bien dans son contexte l’idée que nos rôles sont séparés. Qui plus est, ce n’est pas comme si c’était un conseil ouvert, à n’importe qui. parce qu’après tout, c’est vrai, je vais vous faire une confidence, Moi, je ne fais pas la vaisselle. Je ne la fais JAMAIS. et donc, de temps en temps, je pourrais remercier mon petit ami qui est suffisement gentil pour faire la vaisselle TOUS les jours (alors que je ne fais pas plus de tâches ménagères autres que la vaisselle, et qu’il travaille à temps plein). C’est vrai, remarquer les efforts pour rendre la vie harmonieuse d’une personne , ce n’est pas une mauvaise chose, c’est même conseillé!! Jessica Padykula nous rappèle que, de ne pas prendre son partenaire pour acquis, permet de garder une relation fraiche, et saine. cela permet aussi d’augmenter vos capacités d’écoute et d’empathie  (Padykula, 2014). Cependant, ce n’est pas ce que cette phrase impliquait. Cette phrase s’adressait aux femmes, pour les hommes. spécifiquement (« Ladies »). Cette phrase rappelait à la femme quel était son rôle.

La deuxième chose qui m’a dérrangée, c’est l’idée que le fait d’être gentil vous mérite nécessairement de la sexualité. Ceci nous renvoie au mythes du Friendzone. Le friendzone c’est cette idée que les femmes, cruelles tentatrices, vous relèguent au rang d’amis alors que vous avez fait tout ce qu’il fallait pour mériter de la sexualité (cette définition marche aussi dans le sens du graçon, cruel tentateur etc). C’est problématique car cela implique que quelqu’un vous doit de la sexualité. que si vous faites tout ce qu’il faut, à un moment donné, vos efforts vont payer. Cela renforce l’idée que les actes doivent être récompensés, que le sexe se paye. Après des tueries comme celle du jeune garçon qui a tué plusieurs jeunes filles dans son école, après avoir posté des vidéos où il crachait sa haine des fille de son école parce que celles-ci ne voulaient pas coucher avec lui. Ce jeune garçon était tellement persuadé que les femmes lui devaient de la sexualité, que sa rage l’a poussé à tuer plusieurs personnes. On ne mérite rien en sexualité. Une femme n’a pas a justifier de ne pas vouloir coucher avec un homme (et vice versa). Vos actes, peu importe combien agréables, ne sont pas un paiement pour de la sexualité. Personne ne doit rien à personne. Si , par un joli miracle, la personne que vous appréciez , vous apprécie aussi, le sexe pourra peut-être arriver. Le cas échéant, ce que vous faites ne vous achète en aucun cas un passe VIP pour les parties intimes. Le sexe ne s’achète qu’avec une prostituée, qui en fait son métier, et a choisi de vendre ses charmes (dans les meilleurs cas, malheureusement , la majorité ne l’ont pas choisi, mais c’est un autre sujet). Si c’est ce que vous désirez d’une relation, c’est ce que vous devez aller chercher. Ce n’est pas parce que l’on est gentil avec le serveur du restaurant que celui va accepter de ne pas vous faire payer votre repas. Ce n’est pas parce que vous avez ciré les pompes du patron que celui-ci vous doit une promotion. Vous aurez une promotion quand vous montrerez les compétences requises. Idem ici.

Le dernier point qui est problématique dans cette image, c’est l’idée que la sexualité féminine soit forcément un paiement pour quelquechose. Comme s’il était impossible qu’une femme veuille avoir une relation sexuelle spontanément, et que celle-ci ne soit pas faite en échange d’autre chose. L’invisibilisation de la sexualité féminine n’est pas nouvelle. Le patriarcat a longtemps travaillé pour invisibiliser la sexualité féminine, par exemple en rendant la masturbation féminine impensable , et symptome d’une maladie mentale (les femmes qui se masturbaient devaient être malades, et donc nécéssitaient d’être enfermées)   (Masson, 2013).  En s’assurant de rendre la sexualité féminine honteuse, et lourdement réprimée, les hommes assuraient la paternité, et le transfer des biens sous le nom masculin. En idolatrant la femme « pure », et en lui opposant la « putain », en ne choisissant d’épouser que la femme « pure », l’homme assurait que les conséquences d’une sexualité féminine seraient si graves que celles-ci choisissent elle-même de la supprimer (Coontz, & Henderson, 1986). L’invisibilisation de la sexualité des femmes cherche aussi a supprimer leur autonomie. En effet, si une femme n’a pas de sexaulité, celle-ci n’a pas besoin d’aller en chercher. Elle reste passive, puisqu’elle n’en a pas envie. L’homme garde le rôle actif. cette dichotomie renforce les rôles de genre  (Lerner, 1986). L’invisibilisation passe aussi par une vision infantile de la femme (perte de tous poils, taille fine et petite, cheveux blonds comme la jeunesse). En gardant la femme idéale comme une femme passive et enfantine, on s’assure de rendre inacceptable des femmes qui se comporteraient comme des hommes, et qui donc remettraient en cause la hierarchie patriarcale et le statut quo (Chesney-Lind, & Eliason,2006).

Ne vous méprennez pas. Je n’accuse pas les hommes ici. J’accuse tous ceux qui participent à ce système, hommes ou femmes, et qui gardent ce statut quo parce qu’il leur profite à eux personnellement.

Donc cette image m’a beaucoup énervée…

Qu’en pensez-vous?

 

Coontz, S., & Henderson, P. (1986). Women’s work, men’s property: The origins of gender and class. London: Verso

Chesney-Lind, M., & Eliason, M. (2006). From invisible to incorrigible: The demonization of marginalized women and girls. Crime, Media, Culture, 2(1), 29-47.

http://thoughtsonliberty.com/elliot-rodger-killed-six-people-because-women-wouldnt-sleep-with-him-now-what

Lerner, G. (1986). The creation of patriarchy. New York: Oxford University Press

Masson, J. M. (2013). A dark science: Women, sexuality and psychiatry in the nineteenth century. Untreed Reads.

Milgram, Stanley (1963). « Behavioral Study of Obedience ». Journal of Abnormal and Social Psychology 67 (4): 371–8. doi:10.1037/h0040525.PMID 14049516. as PDF.

Padykula, J., (2014). How to stop taking your partner for granted and appreciate your mate, Canadian Living. récupéré de : http://www.canadianliving.com/relationships/love/how_to_stop_taking_your_partner_for_granted_and_appreciate_your_mate_3.php

Relations entre personnes ayant un Handicap et personnes n’ayant pas de Handicap

images (4)

Mise en contexte du handicap en société :

La vision de la société, en général, sur la sexualité ne vole jamais très haut. En effet, avant les années 70 au Québec, les valeurs catholiques réprimaient toute sexualité hors-mariage, et non-reproductive. Inutile de penser au plaisir, aux rencontres amoureuses brèves, à l’homosexualité, ou toute autre pratique encore aujourd’hui considérées comme alternative. Cependant, avant l’industrialisation, soit bien avant les années 70, les personnes ayant un handicap physiques avaient une place dans la société bien différente de celle qu’on leur accorde aujourd’hui.  Celles-ci étaient considérées au même titre que les personnes n’ayant pas de handicap, pour leurs capacités à produire un élément utile pour le reste de la société. Les institutions et établissements étaient adaptés à chaque personne, à la mesure où celle-ci participait  à différents aspects de la production. Après l’industrialisation, les demandes de production changèrent, et la pathologisation des handicaps ostracisa la plupart des personnes atteintes hors du milieu du travail (Oliver, 1990). La sexualité pour les personnes ayant un handicap n’a donc pas suivi la révolution tranquille des années 70, et est restée un sujet tabou jusqu’à aujourd’hui. Pour justifier ce tabou, les personnes ayant un handicap ont été angélisées par la société. En effet, dans le but de protéger les éléments de la société qui semblent dépourvus de moyens (peu d’accès à l’emploi), le statut le plus approprié à offrir est celui d’ange, ou d’enfant. Et il semble aller de soi que les enfants ne doivent pas être exposés à la sexualité adulte, ou même adolescente (Dupras , 2000). Il s’en suit que s’il n’y a pas de relations sexuelles possibles, les relations amoureuses soient inutiles, et tombent du même coup sous le tabou.

Dupras, A. (2000). Sexualité et handicap: de l’angélisation à la sexualisation de la personne handicapée physique. Nouvelles pratiques sociales13(1), 173-189.

Oliver, M. (1990)The politics of disablement(Basingstoke, Macmillan).

Comment rencontrer :

La plupart des gens vont en couple avec des gens qui leur ressemblent. Cette idée semble aller de soi, et pourtant, il existe tout un pan de la sociologie qui étudie le phénomène. C’est l’homogamie sociale. Selon le principe d’homogamie sociale, deux personnes qui forment un couple auront tendance à se ressembler en termes de caractéristiques socio-économiques. Une personne ayant atteinte un Baccalauréat à l’université, et venant d’une communauté ethnique aura tendance à se retrouver en couple avec une personne ayant un niveau d’étude similaire, et venant de la même communauté ethnique. Ce n’est pas systématique, mais les tendances semblent aller dans ce sens (Vanderschelden, 2006). Il semble aller de même pour les personnes ayant des handicaps. Lorsque celles-ci choisissent un partenaire, l’homogamie sociale voudrait qu’elles choisissent une autre personne ayant un handicap (Katrňák, 2008). Les raisons sont simples : les endroits que nous fréquentons sont souvent en lien avec les éléments les plus importants dans notre vie. Le travail, les enfants, la famille, la santé, les loisirs. Les lieux de rencontre se concentrent généralement autour de ces intérêts. Lorsque l’on a un handicap, on peut généralement aussi retrouver dans les lieux de rencontre d’autres personnes avec un handicap. Que dire alors des personnes avec un handicap qui se retrouvent en relation amoureuses avec une personne n’ayant pas de handicap, brisant par le même fait trois différentes normes de la société?

Katrňák, T. (2008). „Educational Assortative Mating in the Czech Republic, Slovakia and Hungary between 1976 and 2003.“. Sociológia/Slovak Sociological Review40(3), 236-257.

Vanderschelden, M. (2006). Homogamie socioprofessionnelle et ressemblance en termes de niveau d’études: constat et évolution au fil des cohortes d’unions.Économie et statistique398(1), 33-58.

les relations entre personnes avec un handicap et personnes sans handicap peuvent etre compliquées…

Lorsque l’on a un handicap, il peut parfois être difficile d’aller vers les autres. N’étant pas conforme au moule, la confiance en soi peut battre de l’aile. De la même façon, n’importe qui est intimidé lorsque l’on fait face à une personne qui nous plait. Les personnes n’ayant pas de handicap, notamment, peuvent se sentir très mal à l’aise face à une personnes ayant un handicap. Pour plusieurs raisons. La première est que nous percevons notre corps par ses actions possibles. Par exemple, il m’est possible de dire bonjour avec les mains, tourner la tête, utiliser mes jambes, etc. Ces actions se transmettent aussi aux gens autour de nous, qui, habituellement viennent amplifier nos possibles. La personne à cote de moi peut me toucher, me faire un signe, nous pouvons communiquer, elle peut me soulever.  Nous nous projetons, en quelques sortes, dans les autres. Lorsqu’une personne n’ayant pas de handicap fait face à une personne ayant un handicap, celui-ci perd tout à coup énormément de possibilités, et ceci peut grandement le déstabiliser, et le mettre mal à l’aise (Ancet, 2008). Non pas quelles soient à plaindre, mais les personnes sans handicaps ne sont pas forcement préparées a ce genre de sensations auxquelles elles n’ont jamais fait face auparavant.  Deuxièmement, de peur de manquer d’empathie, ou par envie de bien faire, la personne n’ayant pas de handicap peut ne pas savoir quoi dire. Ces obstacles peuvent grandement mettre des bâtons dans les roues aux relations.

Ancet, P. (2008). Le corps vécu et l’expérience du handicap. ALTER-European Journal of Disability Research/Revue Européenne de Recherche sur le Handicap, 2(2), 95-108.

La drague, et savoir la recevoir :

Et pourtant, certains couples se forment. La première chose que la plupart des sites internet et forums mentionnent est l’humour et la persévérance. En effet, la personne n’ayant pas de handicap  finit par voir au-delà des obstacles grâce en grande partie à l’humour que l’on peut lui offrir. Les inquiétudes, et le malaise sont mis de côté, pour ne voir enfin que des individus à part entière. Il semble selon Danielle Sheypuk (2013), la drague soit plus simple lorsqu’elle est entamée sur internet. En effet, le handicap ne devient qu’une case à cocher, beaucoup moins importante que le contenu de ce que l’on dit, et la façon de le dire. Les photos sont choisies pour se mettre en valeur. La confiance en soi connait une augmentation significative du fait que l’autre n’est pas devant soi.

Il existe beaucoup de sites de rencontres pour tout le monde, des sites de rencontre pour personnes ayant un handicap, des sites de rencontres pour personnes ayant un handicap et pour personnes n’ayant pas de handicaps spécifiquement. Les possibilités sont de plus en plus vastes! Le site Disabled World offre des conseils pour flirter avec des hommes et des femmes, en tenant compte du handicap. Ces ressources peuvent être intéressantes si l’on sent que l’on a besoin de conseils pratiques. Il ne semble pas y avoir d’études sur la drague à proprement parlé entre personnes ayant un handicap et n’ayant pas de handicap. Cependant, il semble ressortir des sites internet de forums et blogs que la plupart des femmes ayant un handicap ne savent pas comment décoder si une personne n’ayant pas de handicap est intéressée romantiquement. La plupart mentionnent que lorsque quelqu’un qui a aussi un handicap, elles comprennent très bien si elles se font draguer, mais lorsque la personne en face n’a pas de handicap, elles n’arrivent pas à savoir si elles se font draguer! Il est donc difficile de répondre à des avances dont on n’est pas certaines. Il est aussi intéressant de se poser la question : « pourquoi toutes ces femmes ne font-elles pas le premier pas? ». la majorité des femmes qui écrivent sur ce sujet attendent en effet de se faire draguer. Mais pourraient-elles, elles-mêmes passer à l’acte, peu importe ce que la personne en face a envoyé comme signal? Certaines femmes le font surement. Quand bien même, les individus gravitant autour de la personne ayant un handicap sont souvent attentionnés, et il peut être difficile de faire la différence entre de la gentillesse, du professionnalisme, et des avances romantiques. Selon une étude de 1997 sur les femmes ayant un handicap et les relations romantiques, celles-ci mentionnaient avoir des insatisfactions envers la fréquence des relations, la difficulté à attirer des partenaires, les barrières personnelles aux relations, les barrières sociales aux relations, et les difficultés de communication (Rintala, Howland, Nosek, Bennett, Young, Foley,  & Chanpong, 1997). Il semble donc que même si les femmes avaient envie de faire le premier pas, celles-ci se sentent bloquées par leur situation physique.

À l’opposé, lorsque les hommes ayant un handicap tentent de draguer une personne n’ayant pas de handicap, la réponse semble souvent positive. En effet, les stéréotypes autour des personnes ayant un handicap peuvent aussi jouer un rôle facilitant dans les relations sociales. L’homme, étant vu comme moins menaçant, peut plus facilement approcher des partenaires potentiels s’il sort dans des rencontres sociales (Smith, 2010). Il est intéressant de remarquer l’idée contraire. Les hommes sont plus agressifs dans la drague, mais sont moins considérés comme agressifs par les personnes qu’ils draguent. Ceci peut devenir un problème lorsque les personnes en face ne les prennent pas forcément au sérieux, et interprètent les tentatives de drague pour de la gentillesse ou simplement de l’humour. Ces obstacles sont embêtants, mais pas insurmontables. Il convient donc de trouver un partenaire avec qui les intentions sont claires depuis le début, ou de développer lentement une relation amoureuse basée sur les caractéristiques personnelles.

Du point de vue de la personne n’ayant pas de handicap, beaucoup de questionnements peuvent surgir aussi lorsqu’elles considèrent entrer dans une relation avec une personne ayant un handicap. La réaction de la société devient beaucoup plus oppressante que dans d’autres relations potentielles. Que penseront les gens de mon partenaire? Que va dire ma famille? Et si les gens nous fixent quand on sort? Et d’autres questionnements tiennent compte des nouvelles responsabilités qui vont surgir. Lorsque la personne a répondu de façon satisfaisante à ces questions, la relation peut commencer.

Maggie Freleng, (2013). Interview with Danielle Sheypuk. New York. Retire de : http://womensenews.org/story/cultural-trendspopular-culture/130610/disabled-teens-flirting-can-be-easier-online#.VDHzKvldWCk

Rintala, D. H., Howland, C. A., Nosek, M. A., Bennett, J. L., Young, M. E., Foley, C. C., … & Chanpong, G. (1997). Dating issues for women with physical disabilities. Sexuality and Disability, 15(4), 219-242.

Smith, M., (2010). When Flirtation is a False Alarm. Power chair diaries. http://powerchairdiaries.com/2010/07/31/when-flirtation-is-a-false-alarm/

Quand les relations ne fonctionnent pas :

Et il peut en fleurir une belle histoire d’amour. Jetez les fleurs, allez chercher les chérubins. Au canada, en 2006, 56.2 % des personnes ayant un handicap physique étaient en relation de fait, ou mariées (Ressources humaines et développement des compétences Canada, 2006).

Mais qu’en est-il des fois où ça ne marche pas? En 2008, au canada, selon statistiques canada, entre 35 et 42 % des mariages étaient projetés de terminer en divorce. Ces chiffres peu égayants sont pour la population générale. Les chiffres pour les populations des personnes avec un handicap ne sont pas concluants, avec certaines études pointant vers le fait que les taux de divorces sont légèrement plus élevés, ou similaires, mais certaines données peuvent éclairer légèrement la situation.  En effet, lorsqu’un couple fait face à des difficultés, les personnes en situation de handicap tendent à préférer rester en couple par peur d’être seuls avec la maladie. L’idée de se retrouver seul n’est agréable pour personne, en ajoutant un handicap, il peut être effrayant de mettre fin à une relation qui nous a servi pendant de longues années de « béquille ». Le partenaire joue en effet le rôle d’infirmière, amant, amis, chauffeur, cuisinier, etc… Perdre tous ces rôles en même temps peut être dévastateur, et réellement changer la vie des personnes ayant un handicap.  De la même façon, une personne n’ayant pas de handicap peut préférer rester dans une relation  malheureuse par culpabilité, ou par un certain sens d’obligation qui s’est développée avec le temps. Tous les rôles mentionnés plus haut avaient été pris volontairement. Perdre tous ces statuts peut laisser un sentiment de vide, et de perte de but. Évidemment, les rôles peuvent aussi être renversés, et toutes les situations sont différentes. Les membres d’un couple jouent des rôles l’un pour l’autre. Cependant, ceux-ci peuvent être moins vitaux que d’autre. Le soutien moral par exemple est important, mais la perte de soutien moral aura un moins grand impact que la perte d’une aide aux activités physique au quotidien. Si une personne avec un handicap ne veut pas se retrouver seule, une personne n’ayant pas de handicap  ne veut pas non-plus la laisser seule. Parfois aussi, les deux personnes, bien que malheureuses sont devenues confortables, et bénéficient d’avantages financiers à rester ensemble, qu’ils perdraient s’ils ne l’étaient plus (Kalb, 2005). Le genre de la personne avec un handicap semble aussi avoir un impact sur la facilité du partenaire à proposer le divorce. En effet, selon une étude de 2009, lorsque la personne ayant un handicap est un homme, 3% des couples terminent en divorce. Lorsqu’une femme est atteinte de handicap, 21% des couples terminent en divorce (Glantz, Chamberlain,  Liu, Hsieh, Edwards,  Van Horn, & Recht, 2009).

Comment arrive-t-on au point où la relation casse? De façon générale, les relations fonctionnent souvent de la même façon, peu importe les partis impliqués. Après-tout, nous sommes tous différents, et le handicap n’est qu’une des caractéristiques parmi tant d’autres. Le premier facteur qui fait échouer la relation est la perte de confiance.  Surtout dans le cas du handicap, le partenaire doit être quelqu’un sur qui il est possible de compter, et prodiguer un sentiment satisfaisant de sécurité. Les partenaires ont aussi tendance à ne plus voir ce qu’ils aiment chez le partenaire, ce qui est « bon », et ne se concentrent que sur ce qui est « mauvais », ce qui les dérange. Par exemple, le partenaire a de magnifiques dents, mais il ne sourit jamais. Il s’en suit que les partenaires arrêtent de considérer le point de vue de l’autre partenaire. L’empathie déserte le couple, et il est impossible de faire des compromis, ou même d’écouter le partenaire. Les conflits ne peuvent plus être réglés. Au long de la vie, les intérêts, et la personnalité d’une personne peuvent changer. Les deux partenaires peuvent de ce fait perdre tout point commun qui les eut amenés ensemble au début. Et la relation, par tous ces chemins, s’effrite (Senelick, 2011).

Évidemment, dans l’explication même de ces problèmes se trouve la solution. Recommencer à se concentrer sur ce que l’on aime chez l’autre. Physiquement, quelles sont les parties de son corps qui vous faisaient rêver avant? Mentalement, quelles valeurs vous sont communes? Quel trait vous parait le plus louable chez votre partenaire? Est-il drôle? Est-elle intelligente? Et laisser de coté les traits énervants, qui en réalité n’ont que l’importance que vous leur accordez. S’il grince des dents, si elle répète toujours les mêmes histoires, ce ne sont que de petits défauts qui ne vous énervaient pas tant avant. Il n’est pas cependant évident que tous les défauts soient à pardonner. Vous n’êtes pas obligé de rester en couple avec quelqu’un d’abusif, ou infidèle. Le choix est toujours le vôtre. Il sera important de  développer l’empathie, et écouter réellement ce que l’autre a à dire, sans le prendre pour une attaque. La plupart du temps, ce que dit l’autre, bien que formulé comme un reproche, témoigne d’un besoin qui n’est pas rempli. Il est d’ailleurs intéressant d’essayer de communiquer en utilisant le « je » plutôt que le « tu ». Au lieu de dire « tu ne m’écoutes jamais », il peut être plus efficace de dire « j’aimerais avoir plus de place dans notre couple ».  Travailler sur sa confiance en soi, et apprendre à gérer le stress.  En effet, plus la confiance en soi est développée, plus il sera facile de laisser de la place à l’autre, car on n’aura pas peur de perdre sa propre place dans le couple. Écouter un film par exemple, peut devenir une lutte de pouvoir. Qui décide du film? Lorsque l’on a une confiance en soi développée, il est facile d’aller découvrir l’espace de l’autre, ses gouts, ca on n’a ni besoin d’affirmer les siens en permanence, ni peur de les perdre. Trouver des activités communes. Lorsque vous vous êtes rencontrés, lors des premier rendez-vous, vous faisiez des activités ensemble. Vous découvriez des points communs. Certes, ceux-ci ont peut-être changé, mais pourquoi ne pas les redécouvrir? Retourner dehors comme des étrangers, et recommencer le jeu. Ou simplement essayer quelque chose de nouveau, ensemble.

Ressources humaines et développement des compétences Canada, (2006). Disability in Canada, a 2006 profile. Récupéré dans : http://www.esdc.gc.ca/eng/disability/arc/disability_2006.pdf

Kalb, R. (Ed.). (2005). Multiple sclerosis: A guide for families. Demos Medical Publishing.

Glantz, M. J., Chamberlain, M. C., Liu, Q., Hsieh, C. C., Edwards, K. R., Van Horn, A., & Recht, L. (2009). Gender disparity in the rate of partner abandonment in patients with serious medical illness. Cancer, 115(22), 5237-5242.

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Bibliographie

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http://www.blogher.com/dating-and-disability

Dystrophie musculaire, perte de poids et sexualité!

Lorsque l’on regarde les forums sur la dystrophie musculaire, un des soucis qui semble revenir chez la plupart des participants est la perte de poids. Notamment, la difficulté à se débarrasser du poids excédentaire qui a pu se mettre en place à cause du manque d’exercice et de l’anxiété ou dépression.

L’une des raisons les plus communes de ne pas avoir de relations sexuelles avec son partenaire est la préoccupation envers l’image corporelle. Lorsque l’on se préoccupe plus des parties de notre corps qui nous gênent que de nos sensations dans le moment, il est normal que la sexualité perde de son mordant. De fait, les personnes souffrant d’obésité ont en moyenne une vie sexuelle moins satisfaisante, non pas par incapacité d’en avoir, mais par manque de désir et évitement de la sexualité. Les personnes les plus touchées par la préoccupation pour le poids sont les femmes, et celles-ci souffrent le plus sexuellement lorsque leur indice de masse corporel est plus élevé (Kolotkin, Binks, Crosby, Østbye, Gress, & Adams, 2006). Chez les hommes, le surpoids est plutôt associé à une baisse d’androgènes (hormones sexuelles) et par conséquent à une baisse de désir sexuel, ainsi que de potentiels troubles de l’excitation (Pasquali, Casimirria, Cantobellia, Melchiondaa, Morselli Labatea, Fabbria, Capellia, &  Bortoluzzia, 1991). Certaines études témoignent aussi du fait que nous tirions d’une façon très importante notre estime de soi de notre satisfaction et estime de notre corps. Ainsi, lorsque l’estime du corps est faible, ou affaiblie par une prise de poids non désirée, l’estime de soi peut aussi prendre un certain recul. Le désir sexuel, et la prise de décision sécuritaire (comme le condom, les contraceptifs, ou la négociation d’une relation) étant associé à l’estime de soi et à l’estime du corps de façon positive, ceux-ci peuvent reculer de façon dramatique lorsque la satisfaction corporelle diminue (Goldenberg, McCoy, Pyszczynski, Greenberg, & Solomon,  2000; Mendelson, White, & Mendelson, 1996).

Il peut en effet être difficile de faire de l’exercice lorsque le contrôle de notre corps, et plus particulièrement de nos muscles est un enjeu de tous les jours. Les participants des forums proposent plusieurs solutions comme le Yoga, plus particulièrement le Yoga Yin qui est un yoga très doux, calme, et axé sur les étirements au sol. D’autres préfèrent des sports plus actifs comme la danse. Les programmes Weightwatchers sont souvent mentionnés, et finalement prendre des marches après le diner, si vous le pouvez, pour assurer de ne pas vous coucher trop tôt après avoir mangé, et stimuler la digestion.

D’autres proposent des régimes plus stricts, basés sur des féculents, protéines et fibres, ce qui faciliterait la digestion, et ainsi régulerait les selles. Dans les régimes, on retrouve aussi le fameux Slimfast, recommandé par la plupart des personnes qui l’ont essayé. On retrouve aussi les pilules de vinaigre de pommes, et le thé vert. Boire beaucoup d’eau.

Tous ces conseils paraissent bons, mais qu’en pensent les professionnels de la santé?

Kimberly Reniecke, chirurgienne orthopédique, recommande en effet l’exercice physique, mais pas pour toutes les formes de dystrophies musculaires, ou tous les stades, et certainement pas sans en parler à son médecin avant. Les exercices aérobiques semblent être ses préférés. Ils présentent des bénéfices pour le cœur, les fonctions pulmonaires, ainsi que l’endurance ( à ne pas laisser de côté lors de la sexualité). Les meilleures formes d’exercices aérobiques pour les dystrophies musculaires sont ceux à moindres impacts, tels que le vélo, la marche ou la natation. Pour aller chercher de la force physique , soit un des manques les plus récurrents chez les personnes souffrant de dystrophie musculaire, Dr Reniecke propose un entrainement très progressif, en commençant très doucement pour ne pas se blesser. Commençant donc par 10 répétitions de levées de poids  (10 à 15 livres), pour monter progressivement jusqu’à 3 séries de 12 répétitions. L’exercice physique est aussi associé à des améliorations des symptômes de la dystrophie musculaire dans le premier mois, puis à un plateau (soit pas plus d’amélioration). L’intensité de l’amélioration dépend du type de dystrophie, ainsi que de la rapidité avec laquelle on commence l’exercice après le début des symptômes. La force physique augmente moins que les habiletés fonctionnelles (Bushby,  Finkel, Birnkrant, Case, Clemens, Cripe, & Constantin, 2010; Vignos, & Watkins, 1966).

Lorsque l’on parle de régimes, ceux-ci doivent être pris avec des pincettes. En effet la nutrition doit être prise en tenant compte de tous les éléments dont le corps a besoin, et de ceux qui peuvent aider à garder une musculature saine. Le docteur Andrew Weil propose d’éviter les allergènes (produits laitiers, gluten, maïs, soja, préservatifs, additifs et colorants). Ceci pouvant sembler un peu drastique, il est recommandé de tout simplement aller faire tester ses propres allergies chez un médecin.  Il propose aussi d’éviter les stimulants comme le café, l’alcool et le tabac, et de boire énormément d’eau (6 à 8 verres par jours). Les huiles de poisson, ainsi que les poissons gras sont très recommandés, ainsi que toutes les sources de calcium, magnésium et vitamines D. Renforcer le système osseux est primordial lorsque le risque de chute est important. Les Coenzymes Q (coQ10) sont recommandées en supplément, pour assurer une meilleure oxygénation des tissus musculaires (ce qui vous permettra de faire des efforts plus prononcés, et ainsi de faire de l’exercice). Cependant, ces suppléments font souvent partie des traitements expérimentaux pour la dystrophie musculaire.

Selon Michelle Lawson, nutritionniste de sport,  les viandes grasses sont donc bien à éviter, pour laisser place à de meilleures sources de protéines (viandes maigres, haricots, poissons). Le thé vert est aussi une bonne suggestion grâce à ses anti-oxydants, qui aident entre autres à réduire le stress (stress étant une des causes de la perte de désir et des troubles de l’excitation).

Avec une alimentation balancée en éléments nutritifs tels que les protéines, les vitamines, anti-oxydants, omégas, et plus faible en graisses et stimulants, ainsi que des habitudes d’exercices adaptées à chaque situation, la perte de poids ne devrait plus poser de problèmes majeurs, et peut être bénéfique pour la santé physique et mentale de personnes atteintes de dystrophie musculaire.

Il reste à prendre en compte le fait que le poids ne fait pas la beauté, et que la beauté n’est pas non plus l’élément le plus important en terme de sexualité. Lorsqu’en présence d’un partenaire, nous prenons toute sa personne en compte, et les éléments qui excitent les uns ne sont pas les éléments qui excitent les autres. Il peut être intéressant de faire une introspection quant à l’importance que l’on accorde au poids et à notre apparence physique pour prendre en compte notre potentiel sexuel et sensuel avant d’entamer des démarches pour perdre du poids. Comme mentionné au début de l’article, le poids n’a qu’une influence secondaire sur la sexualité. C’est l’estime de soi et l’estime de son corps qui a une réelle influence sur notre désir, et notre excitation. Il est donc important de regarder à l’intérieur avant de regarder à l’extérieur.

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Bushby, K., Finkel, R., Birnkrant, D. J., case, L. E., Clemens, P. R., Cripe, L., … & Constantin, C. (2010). Diagnosis and management of Duchenne muscular dystrophy, part 2: implementation of multidisciplinary care. The Lancet Neurology, 9(2), 177-189.

Goldenberg, Jamie L.; McCoy, Shannon K.; Pyszczynski, Tom; Greenberg, Jeff; Solomon, Sheldon, Jul 2000. The body as a source of self-esteem: The effect of mortality salience on identification with one’s body, interest in sex, and appearance monitoring. Journal of Personality and Social Psychology, Vol 79(1), , 118-130. doi: 10.1037/0022-3514.79.1.118

Mendelson, B. K., White, D. R., & Mendelson, M. J. (1996). Self-esteem and body esteem: Effects of gender, age, and weight. Journal of Applied Developmental Psychology, 17(3), 321-346.

Kolotkin, R. L., Binks, M., Crosby, R. D., Østbye, T., Gress, R. E., & Adams, T. D. (2006). Obesity and sexual quality of life. Obesity, 14(3), 472-479.

Renato Pasquali, Francesco Casimirri, Stefania Cantobelli, Nazazio Melchionda, Antonio Maria Morselli Labate, Raffaella Fabbri, Maurizio Capelli, Lucia Bortoluzzi, January 1991. Effect of obesity and body fat distribution on sex hormones and insulin in men, Metabolism, Volume 40, Issue 1, , Pages 101-104, ISSN 0026-0495, http://dx.doi.org/10.1016/0026-0495(91)90199-7.

(http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/0026049591901997)

Vignos, P. J., & Watkins, M. P. (1966). The effect of exercise in muscular dystrophy. Jama, 197(11), 843-848.
http://www.livestrong.com/article/428324-if-you-have-muscular-dystrophy-what-is-a-good-exercise-routine/

http://www.livestrong.com/article/286494-diet-needs-of-muscular-dystrophy/

http://www.drweil.com/drw/u/ART03137/Muscular-Dystrophy.html