Relations entre personnes ayant un Handicap et personnes n’ayant pas de Handicap

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Mise en contexte du handicap en société :

La vision de la société, en général, sur la sexualité ne vole jamais très haut. En effet, avant les années 70 au Québec, les valeurs catholiques réprimaient toute sexualité hors-mariage, et non-reproductive. Inutile de penser au plaisir, aux rencontres amoureuses brèves, à l’homosexualité, ou toute autre pratique encore aujourd’hui considérées comme alternative. Cependant, avant l’industrialisation, soit bien avant les années 70, les personnes ayant un handicap physiques avaient une place dans la société bien différente de celle qu’on leur accorde aujourd’hui.  Celles-ci étaient considérées au même titre que les personnes n’ayant pas de handicap, pour leurs capacités à produire un élément utile pour le reste de la société. Les institutions et établissements étaient adaptés à chaque personne, à la mesure où celle-ci participait  à différents aspects de la production. Après l’industrialisation, les demandes de production changèrent, et la pathologisation des handicaps ostracisa la plupart des personnes atteintes hors du milieu du travail (Oliver, 1990). La sexualité pour les personnes ayant un handicap n’a donc pas suivi la révolution tranquille des années 70, et est restée un sujet tabou jusqu’à aujourd’hui. Pour justifier ce tabou, les personnes ayant un handicap ont été angélisées par la société. En effet, dans le but de protéger les éléments de la société qui semblent dépourvus de moyens (peu d’accès à l’emploi), le statut le plus approprié à offrir est celui d’ange, ou d’enfant. Et il semble aller de soi que les enfants ne doivent pas être exposés à la sexualité adulte, ou même adolescente (Dupras , 2000). Il s’en suit que s’il n’y a pas de relations sexuelles possibles, les relations amoureuses soient inutiles, et tombent du même coup sous le tabou.

Dupras, A. (2000). Sexualité et handicap: de l’angélisation à la sexualisation de la personne handicapée physique. Nouvelles pratiques sociales13(1), 173-189.

Oliver, M. (1990)The politics of disablement(Basingstoke, Macmillan).

Comment rencontrer :

La plupart des gens vont en couple avec des gens qui leur ressemblent. Cette idée semble aller de soi, et pourtant, il existe tout un pan de la sociologie qui étudie le phénomène. C’est l’homogamie sociale. Selon le principe d’homogamie sociale, deux personnes qui forment un couple auront tendance à se ressembler en termes de caractéristiques socio-économiques. Une personne ayant atteinte un Baccalauréat à l’université, et venant d’une communauté ethnique aura tendance à se retrouver en couple avec une personne ayant un niveau d’étude similaire, et venant de la même communauté ethnique. Ce n’est pas systématique, mais les tendances semblent aller dans ce sens (Vanderschelden, 2006). Il semble aller de même pour les personnes ayant des handicaps. Lorsque celles-ci choisissent un partenaire, l’homogamie sociale voudrait qu’elles choisissent une autre personne ayant un handicap (Katrňák, 2008). Les raisons sont simples : les endroits que nous fréquentons sont souvent en lien avec les éléments les plus importants dans notre vie. Le travail, les enfants, la famille, la santé, les loisirs. Les lieux de rencontre se concentrent généralement autour de ces intérêts. Lorsque l’on a un handicap, on peut généralement aussi retrouver dans les lieux de rencontre d’autres personnes avec un handicap. Que dire alors des personnes avec un handicap qui se retrouvent en relation amoureuses avec une personne n’ayant pas de handicap, brisant par le même fait trois différentes normes de la société?

Katrňák, T. (2008). „Educational Assortative Mating in the Czech Republic, Slovakia and Hungary between 1976 and 2003.“. Sociológia/Slovak Sociological Review40(3), 236-257.

Vanderschelden, M. (2006). Homogamie socioprofessionnelle et ressemblance en termes de niveau d’études: constat et évolution au fil des cohortes d’unions.Économie et statistique398(1), 33-58.

les relations entre personnes avec un handicap et personnes sans handicap peuvent etre compliquées…

Lorsque l’on a un handicap, il peut parfois être difficile d’aller vers les autres. N’étant pas conforme au moule, la confiance en soi peut battre de l’aile. De la même façon, n’importe qui est intimidé lorsque l’on fait face à une personne qui nous plait. Les personnes n’ayant pas de handicap, notamment, peuvent se sentir très mal à l’aise face à une personnes ayant un handicap. Pour plusieurs raisons. La première est que nous percevons notre corps par ses actions possibles. Par exemple, il m’est possible de dire bonjour avec les mains, tourner la tête, utiliser mes jambes, etc. Ces actions se transmettent aussi aux gens autour de nous, qui, habituellement viennent amplifier nos possibles. La personne à cote de moi peut me toucher, me faire un signe, nous pouvons communiquer, elle peut me soulever.  Nous nous projetons, en quelques sortes, dans les autres. Lorsqu’une personne n’ayant pas de handicap fait face à une personne ayant un handicap, celui-ci perd tout à coup énormément de possibilités, et ceci peut grandement le déstabiliser, et le mettre mal à l’aise (Ancet, 2008). Non pas quelles soient à plaindre, mais les personnes sans handicaps ne sont pas forcement préparées a ce genre de sensations auxquelles elles n’ont jamais fait face auparavant.  Deuxièmement, de peur de manquer d’empathie, ou par envie de bien faire, la personne n’ayant pas de handicap peut ne pas savoir quoi dire. Ces obstacles peuvent grandement mettre des bâtons dans les roues aux relations.

Ancet, P. (2008). Le corps vécu et l’expérience du handicap. ALTER-European Journal of Disability Research/Revue Européenne de Recherche sur le Handicap, 2(2), 95-108.

La drague, et savoir la recevoir :

Et pourtant, certains couples se forment. La première chose que la plupart des sites internet et forums mentionnent est l’humour et la persévérance. En effet, la personne n’ayant pas de handicap  finit par voir au-delà des obstacles grâce en grande partie à l’humour que l’on peut lui offrir. Les inquiétudes, et le malaise sont mis de côté, pour ne voir enfin que des individus à part entière. Il semble selon Danielle Sheypuk (2013), la drague soit plus simple lorsqu’elle est entamée sur internet. En effet, le handicap ne devient qu’une case à cocher, beaucoup moins importante que le contenu de ce que l’on dit, et la façon de le dire. Les photos sont choisies pour se mettre en valeur. La confiance en soi connait une augmentation significative du fait que l’autre n’est pas devant soi.

Il existe beaucoup de sites de rencontres pour tout le monde, des sites de rencontre pour personnes ayant un handicap, des sites de rencontres pour personnes ayant un handicap et pour personnes n’ayant pas de handicaps spécifiquement. Les possibilités sont de plus en plus vastes! Le site Disabled World offre des conseils pour flirter avec des hommes et des femmes, en tenant compte du handicap. Ces ressources peuvent être intéressantes si l’on sent que l’on a besoin de conseils pratiques. Il ne semble pas y avoir d’études sur la drague à proprement parlé entre personnes ayant un handicap et n’ayant pas de handicap. Cependant, il semble ressortir des sites internet de forums et blogs que la plupart des femmes ayant un handicap ne savent pas comment décoder si une personne n’ayant pas de handicap est intéressée romantiquement. La plupart mentionnent que lorsque quelqu’un qui a aussi un handicap, elles comprennent très bien si elles se font draguer, mais lorsque la personne en face n’a pas de handicap, elles n’arrivent pas à savoir si elles se font draguer! Il est donc difficile de répondre à des avances dont on n’est pas certaines. Il est aussi intéressant de se poser la question : « pourquoi toutes ces femmes ne font-elles pas le premier pas? ». la majorité des femmes qui écrivent sur ce sujet attendent en effet de se faire draguer. Mais pourraient-elles, elles-mêmes passer à l’acte, peu importe ce que la personne en face a envoyé comme signal? Certaines femmes le font surement. Quand bien même, les individus gravitant autour de la personne ayant un handicap sont souvent attentionnés, et il peut être difficile de faire la différence entre de la gentillesse, du professionnalisme, et des avances romantiques. Selon une étude de 1997 sur les femmes ayant un handicap et les relations romantiques, celles-ci mentionnaient avoir des insatisfactions envers la fréquence des relations, la difficulté à attirer des partenaires, les barrières personnelles aux relations, les barrières sociales aux relations, et les difficultés de communication (Rintala, Howland, Nosek, Bennett, Young, Foley,  & Chanpong, 1997). Il semble donc que même si les femmes avaient envie de faire le premier pas, celles-ci se sentent bloquées par leur situation physique.

À l’opposé, lorsque les hommes ayant un handicap tentent de draguer une personne n’ayant pas de handicap, la réponse semble souvent positive. En effet, les stéréotypes autour des personnes ayant un handicap peuvent aussi jouer un rôle facilitant dans les relations sociales. L’homme, étant vu comme moins menaçant, peut plus facilement approcher des partenaires potentiels s’il sort dans des rencontres sociales (Smith, 2010). Il est intéressant de remarquer l’idée contraire. Les hommes sont plus agressifs dans la drague, mais sont moins considérés comme agressifs par les personnes qu’ils draguent. Ceci peut devenir un problème lorsque les personnes en face ne les prennent pas forcément au sérieux, et interprètent les tentatives de drague pour de la gentillesse ou simplement de l’humour. Ces obstacles sont embêtants, mais pas insurmontables. Il convient donc de trouver un partenaire avec qui les intentions sont claires depuis le début, ou de développer lentement une relation amoureuse basée sur les caractéristiques personnelles.

Du point de vue de la personne n’ayant pas de handicap, beaucoup de questionnements peuvent surgir aussi lorsqu’elles considèrent entrer dans une relation avec une personne ayant un handicap. La réaction de la société devient beaucoup plus oppressante que dans d’autres relations potentielles. Que penseront les gens de mon partenaire? Que va dire ma famille? Et si les gens nous fixent quand on sort? Et d’autres questionnements tiennent compte des nouvelles responsabilités qui vont surgir. Lorsque la personne a répondu de façon satisfaisante à ces questions, la relation peut commencer.

Maggie Freleng, (2013). Interview with Danielle Sheypuk. New York. Retire de : http://womensenews.org/story/cultural-trendspopular-culture/130610/disabled-teens-flirting-can-be-easier-online#.VDHzKvldWCk

Rintala, D. H., Howland, C. A., Nosek, M. A., Bennett, J. L., Young, M. E., Foley, C. C., … & Chanpong, G. (1997). Dating issues for women with physical disabilities. Sexuality and Disability, 15(4), 219-242.

Smith, M., (2010). When Flirtation is a False Alarm. Power chair diaries. http://powerchairdiaries.com/2010/07/31/when-flirtation-is-a-false-alarm/

Quand les relations ne fonctionnent pas :

Et il peut en fleurir une belle histoire d’amour. Jetez les fleurs, allez chercher les chérubins. Au canada, en 2006, 56.2 % des personnes ayant un handicap physique étaient en relation de fait, ou mariées (Ressources humaines et développement des compétences Canada, 2006).

Mais qu’en est-il des fois où ça ne marche pas? En 2008, au canada, selon statistiques canada, entre 35 et 42 % des mariages étaient projetés de terminer en divorce. Ces chiffres peu égayants sont pour la population générale. Les chiffres pour les populations des personnes avec un handicap ne sont pas concluants, avec certaines études pointant vers le fait que les taux de divorces sont légèrement plus élevés, ou similaires, mais certaines données peuvent éclairer légèrement la situation.  En effet, lorsqu’un couple fait face à des difficultés, les personnes en situation de handicap tendent à préférer rester en couple par peur d’être seuls avec la maladie. L’idée de se retrouver seul n’est agréable pour personne, en ajoutant un handicap, il peut être effrayant de mettre fin à une relation qui nous a servi pendant de longues années de « béquille ». Le partenaire joue en effet le rôle d’infirmière, amant, amis, chauffeur, cuisinier, etc… Perdre tous ces rôles en même temps peut être dévastateur, et réellement changer la vie des personnes ayant un handicap.  De la même façon, une personne n’ayant pas de handicap peut préférer rester dans une relation  malheureuse par culpabilité, ou par un certain sens d’obligation qui s’est développée avec le temps. Tous les rôles mentionnés plus haut avaient été pris volontairement. Perdre tous ces statuts peut laisser un sentiment de vide, et de perte de but. Évidemment, les rôles peuvent aussi être renversés, et toutes les situations sont différentes. Les membres d’un couple jouent des rôles l’un pour l’autre. Cependant, ceux-ci peuvent être moins vitaux que d’autre. Le soutien moral par exemple est important, mais la perte de soutien moral aura un moins grand impact que la perte d’une aide aux activités physique au quotidien. Si une personne avec un handicap ne veut pas se retrouver seule, une personne n’ayant pas de handicap  ne veut pas non-plus la laisser seule. Parfois aussi, les deux personnes, bien que malheureuses sont devenues confortables, et bénéficient d’avantages financiers à rester ensemble, qu’ils perdraient s’ils ne l’étaient plus (Kalb, 2005). Le genre de la personne avec un handicap semble aussi avoir un impact sur la facilité du partenaire à proposer le divorce. En effet, selon une étude de 2009, lorsque la personne ayant un handicap est un homme, 3% des couples terminent en divorce. Lorsqu’une femme est atteinte de handicap, 21% des couples terminent en divorce (Glantz, Chamberlain,  Liu, Hsieh, Edwards,  Van Horn, & Recht, 2009).

Comment arrive-t-on au point où la relation casse? De façon générale, les relations fonctionnent souvent de la même façon, peu importe les partis impliqués. Après-tout, nous sommes tous différents, et le handicap n’est qu’une des caractéristiques parmi tant d’autres. Le premier facteur qui fait échouer la relation est la perte de confiance.  Surtout dans le cas du handicap, le partenaire doit être quelqu’un sur qui il est possible de compter, et prodiguer un sentiment satisfaisant de sécurité. Les partenaires ont aussi tendance à ne plus voir ce qu’ils aiment chez le partenaire, ce qui est « bon », et ne se concentrent que sur ce qui est « mauvais », ce qui les dérange. Par exemple, le partenaire a de magnifiques dents, mais il ne sourit jamais. Il s’en suit que les partenaires arrêtent de considérer le point de vue de l’autre partenaire. L’empathie déserte le couple, et il est impossible de faire des compromis, ou même d’écouter le partenaire. Les conflits ne peuvent plus être réglés. Au long de la vie, les intérêts, et la personnalité d’une personne peuvent changer. Les deux partenaires peuvent de ce fait perdre tout point commun qui les eut amenés ensemble au début. Et la relation, par tous ces chemins, s’effrite (Senelick, 2011).

Évidemment, dans l’explication même de ces problèmes se trouve la solution. Recommencer à se concentrer sur ce que l’on aime chez l’autre. Physiquement, quelles sont les parties de son corps qui vous faisaient rêver avant? Mentalement, quelles valeurs vous sont communes? Quel trait vous parait le plus louable chez votre partenaire? Est-il drôle? Est-elle intelligente? Et laisser de coté les traits énervants, qui en réalité n’ont que l’importance que vous leur accordez. S’il grince des dents, si elle répète toujours les mêmes histoires, ce ne sont que de petits défauts qui ne vous énervaient pas tant avant. Il n’est pas cependant évident que tous les défauts soient à pardonner. Vous n’êtes pas obligé de rester en couple avec quelqu’un d’abusif, ou infidèle. Le choix est toujours le vôtre. Il sera important de  développer l’empathie, et écouter réellement ce que l’autre a à dire, sans le prendre pour une attaque. La plupart du temps, ce que dit l’autre, bien que formulé comme un reproche, témoigne d’un besoin qui n’est pas rempli. Il est d’ailleurs intéressant d’essayer de communiquer en utilisant le « je » plutôt que le « tu ». Au lieu de dire « tu ne m’écoutes jamais », il peut être plus efficace de dire « j’aimerais avoir plus de place dans notre couple ».  Travailler sur sa confiance en soi, et apprendre à gérer le stress.  En effet, plus la confiance en soi est développée, plus il sera facile de laisser de la place à l’autre, car on n’aura pas peur de perdre sa propre place dans le couple. Écouter un film par exemple, peut devenir une lutte de pouvoir. Qui décide du film? Lorsque l’on a une confiance en soi développée, il est facile d’aller découvrir l’espace de l’autre, ses gouts, ca on n’a ni besoin d’affirmer les siens en permanence, ni peur de les perdre. Trouver des activités communes. Lorsque vous vous êtes rencontrés, lors des premier rendez-vous, vous faisiez des activités ensemble. Vous découvriez des points communs. Certes, ceux-ci ont peut-être changé, mais pourquoi ne pas les redécouvrir? Retourner dehors comme des étrangers, et recommencer le jeu. Ou simplement essayer quelque chose de nouveau, ensemble.

Ressources humaines et développement des compétences Canada, (2006). Disability in Canada, a 2006 profile. Récupéré dans : http://www.esdc.gc.ca/eng/disability/arc/disability_2006.pdf

Kalb, R. (Ed.). (2005). Multiple sclerosis: A guide for families. Demos Medical Publishing.

Glantz, M. J., Chamberlain, M. C., Liu, Q., Hsieh, C. C., Edwards, K. R., Van Horn, A., & Recht, L. (2009). Gender disparity in the rate of partner abandonment in patients with serious medical illness. Cancer, 115(22), 5237-5242.

Richard C. Senelick, M.D.  (2011), Would Your Relationship Survive a Disability? Huffington Post, http://www.huffingtonpost.com/richard-c-senelick-md/disabilities-can-wound_b_805614.html

Bibliographie

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http://www.blogher.com/dating-and-disability

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